Comment la France et les États-Unis se sont déchirés sur l'Iran

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Laurent Fabius et John Kerry, à Genève, lors de la reprise des négociations sur le nucléaire iranien.
Laurent Fabius et John Kerry, à Genève, lors de la reprise des négociations sur le nucléaire iranien.

Un accord historique était à portée de main. Après dix ans d'impasse, l'épineux dossier du nucléaire iranien, que les Occidentaux soupçonnent d'avoir une vocation militaire, allait trouver une issue pacifique. Pour la deuxième fois depuis l'accession à la présidence iranienne du "modéré" Hassan Rohani, le groupe des "5 + 1" (les cinq grandes puissances - États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni + l'Allemagne) rencontrait à Genève le nouveau négociateur en chef du nucléaire et chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, déterminé à trouver un accord pour lever les sanctions qui asphyxient l'économie de la République islamique.

Signe de l'imminence d'un accord, le bal d'arrivée en Suisse des chefs de la diplomatie occidentaux, qui n'étaient pas attendus à pareille fête, la réunion étant traditionnellement dévolue aux directeurs politiques des chancelleries. Mais l'un d'entre eux va rapidement rompre avec l'optimisme ambiant. C'est Laurent Fabius. Le chef de la diplomatie française affirme, après lecture du texte initial des négociations, n'avoir "aucune certitude" quant à la conclusion d'un accord, des "questions importantes" n'étant pas réglées. Stupeur dans les couloirs de l'Hôtel Intercontinental qui accueille la rencontre. Les négociateurs occidentaux ont pourtant eu trois semaines pour s'accorder sur un texte commun à présenter à l'Iran.Négociations secrètes

"Ces réactions donnent l'impression que...

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