Comment la DGSI a piégé les terroristes arrêtés à Strasbourg et à Marseille

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En tout, les policiers ont interpellé sept personnes. La plupart d'entre elles n'étaient pas connues des services pour des faits de terrorisme ou de radicalisation. Photo d'illustration.
En tout, les policiers ont interpellé sept personnes. La plupart d'entre elles n'étaient pas connues des services pour des faits de terrorisme ou de radicalisation. Photo d'illustration.

C'est apparemment une première. Pour démanteler le réseau « Strasbourg-Marseille-Raqqa », la DGSI a fait appel aux infiltrés du Service interministériel d'assistance technique (SIAT). Avec 15 000 dollars en poche (fournis par la DGSI), un agent du SIAT a pu approcher un djihadiste européen basé à Raqqa en prétendant pouvoir lui fournir des armes. À charge pour le « Syrien » de faire venir dans la région parisienne ses complices basés à Strasbourg pour les récupérer. L'agent avait laissé entendre à son interlocuteur qu'il avait caché les armes dans une forte du Val-d'Oise, non loin d'une ville réputée pour ses quartiers sensibles.

L'opération de police a mis du temps à aboutir. Le réseau de financement a été repéré par les services français en février et a permis l'interpellation de certains membres du réseau avant l'Euro de football, en juin dernier. Pourtant, le « Syrien » a persévéré dans son projet mortifère. Et ce, malgré quelques ratés... Alors que, cet été, tout semblait prêt, l'un des Strasbourgeois attendait son RSA pour pouvoir s'acheter le billet de train Strasbourg-Paris qui lui permettrait d'aller récupérer les armes. Finalement, il ne viendra jamais dans la capitale.

Un seul djihadiste fiché

Cette enquête, menée par la DGSI depuis huit mois, révèle de nouvelles pratiques des djihadistes, de plus en plus difficiles à repérer. Les individus interpellés à...

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