Comment la bonté peut grandir en nous

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La psychologie s'attache désormais à comprendre comment bienveillance et sens de l'altruisme se développent. »INTERVIEW - «L'homme est prédisposé à la bonté»

C'est Rousseau qui doit être content. À l'heure où l'on célèbre le tricentenaire de sa naissance, sa conception d'une «pitié naturelle» des hommes, ce sentiment de sollicitude qui nous pousse instinctivement à aider notre prochain, est validée par de nombreuses recherches en psychologie sociale. Aujourd'hui, on la désigne plutôt sous le terme d'«empathie», mais, comme le philosophe le pensait à son époque, cette qualité consiste toujours à pouvoir ressentir la souffrance d'un autre, premier pas vers la coopération.


Ainsi une expérience menée en 2007 à l'université de Yale a prouvé que des bébés de 6 mois ont déjà le sens de ce que peut être une attitude «bonne». On leur montrait une scène dans laquelle un personnage peinait à grimper, suivi d'un autre qui s'efforçait de l'aider, et d'un troisième qui cherchait à l'en empêcher. Les bébés ont tout de suite manifesté une préférence pour le personnage coopératif.

Si cette bonté était da

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