Comment l'Etat racle les fonds de tiroir des communes

le , mis à jour à 09:49
11
Comment l'Etat racle les fonds de tiroir des communes
Comment l'Etat racle les fonds de tiroir des communes

Imaginez la scène. Pour sauver son entreprise, un patron impose à ses employés une baisse de salaire. Comme la situation ne s'améliore pas, il renouvelle ce tour de vis, l'amplifie pendant plusieurs années... jusqu'à réclamer de l'argent à ses salariés ! Impensable ? C'est pourtant, peu ou prou, ce que fait vivre l'Etat à 167 maires et 174 présidents d'intercommunalité. Non seulement, au nom de la réduction des déficits publics, on ne leur verse plus aucune subvention — les dotations — mais, désormais, ces collectivités sont même priées de mettre la main à la poche pour alimenter les caisses de Bercy.

 

Alors, certes, au regard du déficit public (77 MdsEUR), les sommes en jeu sont mineures : 38 M€ directement ponctionnés sur les impôts locaux. Mais le symbole est marquant, la logique s'inverse : l'Etat ne donne plus aux communes, il leur prend. Luberon, Saint-Tropez, Rungis, Flamanville, Porcheville, Roissy... En plein été, le ministère des Finances a publié dans le « Journal officiel » la liste de ces collectivités qui lui doivent de l'argent.

 

 

 

 

 

Pourquoi leur réserve-t-on ce traitement spécial ? Parce qu'elles sont, justement, pour la plupart d'entre elles, hors norme. Grâce à une population plutôt aisée ou à la présence de grandes industries sur leur territoire, elles sont, selon le gouvernement, opulentes.

 

6 Mds€ de baisse de dotations

 

Riches et peu peuplées, elles n'ont donc, aujourd'hui, plus ou presque plus d'aides de l'Etat. Or, le gouvernement a prévu 6 Mds€ de baisse de dotation pour les communes et communautés de communes, diminution étalée sur 2015, 2016 et 2017.

 

Comment continuer à baisser les subventions à celles qui n'en touchent déjà plus ? En les faisant payer. La boucle est bouclée. « Cette mesure a fait débat entre les maires », reconnaît Philippe Laurent (UDI), maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7097610 il y a 6 mois

    il faut fusionner les communes et faire sauter les tours ou barres qui "clientélisent" les élus PS ou PCF.

  • M2766070 il y a 6 mois

    charlyhebdo8 j ai pas pigé? où parlent on des riches?

  • remimar3 il y a 6 mois

    L'état taxe les commune qui taxent les citoyens. J'entends parfois parler de gestion hypocrite, en voici un bel exemple. Mais ne vous inquiétez pas, on va vous proposer un ticket Hollande Aubry, avec, pour appâter le chaland, la mise en place d'un revenu universel. Ils vous ont déjà fait le coup en 81 avec la retraite à 60 ans et plus tard rebelote avec les 35 heures, tout ça rien que pour se faire élire. On verra bien si ça va marcher cette fois-ci.

  • gl060670 il y a 6 mois

    Attention à ne pas trop réduire le nombre de fonctionnaires, le taux de foyers fiscaux qui payent l'IR risquent de chuter à 20%, sans parler de la chute de la consommation dans le pays. je ne veux pas faire parti des 20% de couil.lons !! la France est surtout malade de son social assistanat.

  • mlaure13 il y a 6 mois

    La France est malade de ses foncs et politicards mafieux »…les 2/3 de la dette souveraine en France, environ 14 000milliards€, sont dus à la pléthore de foncs et d’Élus (environ 25%) qui n’a cessée de s’installer depuis Tonton 1er…cour des comptes (PS)…Alors ???... Il faut voter pour celui (celle) qui stabilisera et dégraissera le « mammouth…sinon, voter blanc, mais surtout, VOTER…:-(((

  • 445566ZM il y a 6 mois

    On rigole bien avec la gauche au pouvoir.

  • SuRaCtA il y a 6 mois

    Voila les fruites de la décentralisation à la sauce socialistes, impot locaux et fiscalisme pour faire vivre quelque privilégés et des associations défendant la bonne parole...

  • MIKE3000 il y a 6 mois

    La Socialaupathie est une maladie incurable! ...

  • jmlhomme il y a 6 mois

    C'est evidemment . Quand on voit la gabegie des collectivités qui ont des supertaxes professionnelles parce que 'lune a l'aeroport ou l'autre une centrale nucleaire ou encore le Parc Disney, évidemment qu'il faut prelever pour les autres. Qui ne peut comprendre cela quand en plus c'est nous qui payons ces infrastructure. Le libéral dira avec Justesse qu'il vaudrait mieux que l'ETAT préleve moins ( car pas de fonctionnaires pour recupérer les taxes versées par les entreprises).

  • 8charlie il y a 6 mois

    encore un article qui vise à nous faire pleurer sur les riches.... et encore des journalistes à la botte des riches