Comment l'État prépare le démantèlement de la jungle

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Vue de la jungle de Calais, le 7 octobre 2016.
Vue de la jungle de Calais, le 7 octobre 2016.

Le gouvernement s'est engagé depuis quelques jours dans une course contre la montre pour vider la jungle de Calais de ses migrants. Selon plusieurs sources, la date du lundi 17 octobre aurait été retenue par les services du ministère de l'Intérieur, qui se refusent pour le moment à confirmer l'information. Place Beauvau, on reconnaît cependant que l'évacuation est imminente. Emmaüs et le Secours catholique se sont d'ores et déjà prononcés pour un report de l'opération, les associations estimant que les conditions n'étaient pas réunies pour évacuer le campement dans des conditions dignes et humaines.

Le gouvernement, lui, se démène depuis des mois en coulisse. « L'idée était de vider un maximum la jungle avant son démantèlement », précise-t-on Place Beauvau. C'est ainsi que, dos au mur, plusieurs dizaines de migrants ont accepté de retourner dans leur pays d'origine. Un regain qui, à quelques jours du démantèlement, n'étonne personne : « Les retours volontaires marchent vraiment quand les gens comprennent qu'ils vont entrer dans une démarche coercitive », concède une source proche du dossier. 269 procédures de départ volontaire sont ainsi en cours à Calais. Et 469 dossiers ont été bouclés depuis le début de l'année.

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