Comment l'affaire «Panama Papers» a été révélée

le , mis à jour à 17:47
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Comment l'affaire «Panama Papers» a été révélée
Comment l'affaire «Panama Papers» a été révélée

Un nouveau scandale de fraude fiscale, baptisé « Panama papers », fait grand bruit depuis dimanche soir. Des millions de documents et données de la firme panaméenne Mossack Fonseca ont fuité, laissant apparaître que des «grands» de ce monde - politiques, sportifs, acteurs... - possédaient des comptes au Panama, a priori non déclarés pour la plupart d'entre-eux. C'est une source dont l'identité est restée secrète, qui a permis ces révélations.

Cette source aurait remis gratuitement au Süddeutzsche Zeitung (un grand quotidien du sud de l'Allemagne) les fichiers de Mossack Fonseca, qui a fait du montage de sociétés offshore sa spécialité. Le Süddeutzsche Zeitung aurait ensuite transmis les informations dont il disposait aux médias partenaires du Consortium international de journalistes d’investigation (ICIJ) dont Le Monde fait partie et comprenant une centaine de journaux, en prenant soin toutefois de ne pas leur divulguer l'identité du lanceur d'alerte, afin de le protéger. Pas moins de 370 journalistes ont eu accès à ces fichiers.

«Les documents montrent que les banques, les cabinets d'avocats et autres acteurs opérant dans les paradis fiscaux oublient souvent leur obligation légale de vérifier que leurs clients ne sont pas impliqués dans des entreprises criminelles», affirme l'ICIJ. Pour le cabinet d'avocats Mossack Fonseca, leur publication est un «crime» et une «attaque» contre le Panama.

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Les fichiers récupérés auraient été authentifiés par Le Monde. Ils circulaient déjà dans les administrations fiscales de plusieurs pays, qui avaient acheté ces fichiers, notamment en Allemagne, où des perquisitions ont eu lieu en février 2015 contre des banques allemandes soupçonnées de complicités de blanchiment et de fraude fiscale. Le deuxième établissement bancaire d’Allemagne, la Commerzbank, avait d'ailleurs accepté en octobre 2015 de payer 17 millions d’euros ...

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  • m1234592 il y a 8 mois

    On sait ce que valent les promesses de bidochon ! Et qu'en sera t-il des socialos mouillés jusqu'aux oreilles ? On veut des noms.

  • degrowth il y a 8 mois

    Edouard Chambost avait déjà popularisé toutes ces possibilités dès 1977 dans son "guide des paradis fiscaux".Il est temps que les peuples se libèrent . Dans notre lutte contre la domination des puissants, nos nations sont pour nous comme le grillage du poulailler pour les poules qui voudraient échapper au renard qui s'y est introduit.Elles nous obligent par la force de la loi à payer pour les puissants qui disposent de ce système d'évasion fiscale taillé sur mesure .