«Comment j'ai fait ma carte d'identité avec une photo de mon avatar virtuel»

le , mis à jour à 18:27
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«Comment j'ai fait ma carte d'identité avec une photo de mon avatar virtuel»
«Comment j'ai fait ma carte d'identité avec une photo de mon avatar virtuel»

Une pièce d'identité d'une banalité sans nom. Nom, prénom, date et lieu de naissance. Sur la gauche du document, la photo du propriétaire de la carte. Un homme brun, approchant la trentaine, nommé Raphaël Fabre. Sauf que ce cliché n'a jamais été pris car il s'agit là d'une image virtuelle.

 

La nouvelle carte d'identité de Raphaël Fabre

 

Rassurez-vous, tout n'est pas faux dans ce document. Raphaël Fabre est bien réel, a vu le jour le 4 novembre 1989 dans le XIIIe arrondissement de Paris, et a déposé sa demande de carte d'identité début avril à la mairie du XVIIIe. Mais cet artiste plasticien a dupé les agents de l'état civil. «Mon travail porte sur la frontière entre la réalité et le virtuel et l'ambiguïté entre le vrai et le faux, raconte-t-il au Parisien. Là, ma démarche était de transposer ce visage de fiction sur l'un des objets les plus concrets qui existe.»

 

«Je suis parti d'un cube»

 

Pour cela, Raphaël Fabre a passé près trois semaines à réaliser son double numérique sur ordinateur. «Je suis parti d'un cube en 3D qui m'a servi à façonner mon image petit à petit. Puis, je l'ai croisé avec trois photos de moi, ce qui m'a permis d'arriver à un premier résultat grossier.» Aidé de ses amis, qui lui signale tel ou tel défaut oublié, le plasticien peaufine la «photo», afin de la faire ressembler la plus possible à une image de photomaton. Il bute sur les cheveux, «la partie la plus difficile à rendre réaliste», achète des vêtements virtuels pour son avatar puis finit par déposer sa demande avec cette image.

 

L'avatar virtuel de Raphaël Fabre

 

«C'est passé sans aucun problème», glisse l'artiste, dont l'image et le récépissé de la demande de pièce d'identité ont été exposés dans une galerie. Et voici depuis comment le début du mois de mai, il se promène avec une pièce d'identité établie grâce à un personnage virtuel. «Je m'en suis ...

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