Comment j'ai battu le PSG, par Bruno Génésio

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Comment j'ai battu le PSG, par Bruno Génésio
Comment j'ai battu le PSG, par Bruno Génésio

Bruno Génésio n'a que quelques mois d'expérience comme entraîneur, mais après Benítez, et plus récemment Jardim, il est le seul à avoir battu Paris cette saison. Du pressing, du coaching, de l'audace, un peu d'Ancelotti, un peu de Guardiola, des circonstances favorables, de la capacité d'adaptation... Il raconte sa plus belle réussite tactique à ce jour.

Déjà, l'idée de base était de les presser le plus haut possible. On sait que techniquement, Paris, c'est très habile et que c'est capable de se sortir de la pression facilement. Il fallait donc aller les chercher le plus haut possible, les presser tout de suite dès la perte de balle, d'extrapoler notre jeu, ne pas reculer, surtout pas. À la perte de balle, il fallait avoir des transitions très, très hautes. Et deuxième chose, au niveau défensif, il fallait leur fermer le jeu à l'intérieur, les forcer le plus possible à passer par l'extérieur, et donc du coup de mettre beaucoup de densité dans l'axe. Pour ce qui est de la motivation des joueurs, de la causerie d'avant-match, c'est toujours facile, entre guillemets, de préparer un match contre Paris parce que la motivation est naturelle. Tout au long de la semaine, on a fait un gros travail tactique sur des aspects défensifs et offensifs.

Lyon croque le PSG !
À Lille, une semaine avant ce match, on a changé de système parce que Gonalons et Tolisso étaient absents. On avait joué en 4-2-3-1, ce qui change pas mal, mais contre Paris on est repassé dans un système plus familier. On a joué en 4-3-3 et on passait en 4-5-1 en phase défensive. On a demandé à nos joueurs extérieurs de venir se positionner comme des milieux de terrain et de former une ligne de cinq, très dense au milieu de terrain, très proche les uns des autres. On voulait fermer l'axe parce qu'on savait que c'était une équipe qui aime bien utiliser ses milieux de terrain pour perforer les lignes dans l'axe. Donc a pris cette option là d'ouvrir un peu plus nos côtés, même s'ils peuvent être dangereux sur des centres… Mais voilà, il fallait prendre une option. On l'a prise.

De l'art du pressing


Pour ce qui est de l'animation offensive ce soir là mais aussi pour les autres matchs, la consigne, c'est premièrement beaucoup de liberté. On a des joueurs capables de faire des différences, du talent. Donc, ça ne sert à rien de les brider. Deuxièmement, ça les forçait à reculer, à défendre plus qu'à attaquer et c'est une équipe qui n'aime vraiment pas trop ça. Ils sont à l'aise avec la possession, il fallait donc les mettre mal à l'aise. C'est simple dit comme ça,…





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