Comment j'ai battu le Brésil

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Comment j'ai battu le Brésil
Comment j'ai battu le Brésil

Entraîneur lunaire, mais aussi tacticien de génie, Drillo Olsen a fait de la Norvège une des meilleures équipes d'Europe, le temps d'une décennie. Son principal fait d'armes ? Sa victoire sur le grand Brésil de Ronaldo, Rivaldo and co un soir de juin 1998 au Vélodrome. Un chef-d'œuvre tactique préparé minutieusement et raconté par Olsen himself.

Le 23 juin 1998, nous affrontons le Brésil lors du dernier match de la poule A. Pour assurer notre qualification, la victoire est impérative à cause du match nul décevant contre l'Écosse quelques jours plus tôt. Avant le match j'ai fait deux constats. Le premier était que nous pouvions battre le Brésil et que les joueurs le savaient. Un an auparavant, nous avions battu le Brésil 4-2 en amical à Oslo. Certes, le contexte était différent, à l'Ullevaal, le terrain était en mauvais état et le Brésil avait fait un long voyage en avion pour nous affronter. Les hommes de Zagallo étaient émoussés, je n'avais pas été surpris par notre victoire, mais cela a été important pour la confiance de mes joueurs. Les jours précédant ce match décisif à Marseille, ils étaient optimistes, convaincus qu'il était possible de gagner. Je n'ai pas eu besoin de faire de long discours de motivation. Le second constat, c'est qu'il était impossible de battre le Brésil à son propre jeu, de jouer comme le Brésil. Individuellement, mes onze joueurs étaient inférieurs à leur vis-à-vis, moins doués, moins techniques. Si on jouait comme eux, le match était perdu d'avance.

"Sans Interplay, nous n'aurions jamais battu le Brésil"


Armés de ces deux constats, nous avons énormément travaillé. Nous avons passé des heures ensemble à décortiquer leur jeu sur Interplay, un logiciel révolutionnaire à l'époque. Un outil formidable d'analyse " scientifique " des données du match. Ce sont des experts norvégiens en data technology qui ont développé ce système, en relation permanente avec moi. On a passé tellement d'heures sur Interplay a les analyser, notre préparation était parfaite, sans Interplay on ne les aurait jamais battus. À l'entraînement, nous avions des exercices, où les remplaçants devaient reproduire les mouvements effectués par les Brésiliens, les mouvements que l'on avait décortiqués à l'écran, c'était une sorte de répétition si l'on veut. Au niveau du tableau noir, nous avons joué en 4-5-1 comme la plupart du temps. Un 4-5-1 où les milieux excentrés se comportaient comme des ailiers en phase offensive. Les 3 principes fondateurs étaient défense de zone, pressing bas et contre-attaque. Trois principes qui m'ont toujours suivi et que les joueurs comprenaient déjà parfaitement. Ce système, ils le…


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