Comment Hénin-Beaumont est devenu le fer de lance du FN

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ENQUÊTE - En moins de quinze ans, le canton d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) est devenu un véritable laboratoire d'idées pour le Front national. Dimanche, ce bastion socialiste pourrait tomber dans l'escarcelle frontiste

De notre envoyé spécial à Hénin-Beaumont

Steeve Briois a le sourire. Après avoir manqué de justesse la mairie d'Hénin-Beaumont en 2009, le secrétaire général du Front national est en mesure de s'emparer dimanche du canton de Montigny-en-Gohelle. Le week-end dernier, c'est lui qui est arrivé en tête du premier tour, avec près de 36% des voix. Son principal adversaire, le socialiste sortant Jean-Marie Picque, en place depuis 1992, hésite entre «confiance» et «inquiétude». Dans la ville de Montigny - environ 10.000 habitants -, Picque a devancé assez nettement son concurrent frontiste. Mais à Hénin - 26.000 habitants -, Briois a amélioré son score de la municipale de 2009 pour atteindre 43,25% des suffrages. Dans plusieurs bureaux de vote, il dépasse même les 50%. Sur place, si certains habitants s'en désolent, aucun ne s'en étonne.

Depuis 1995, Steeve Briois et ses amis ont réalisé une longue opération de conquête et de séduction auprès des administrés. D...

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