Comment Fillon a gagné la bataille de Matignon

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Le premier ministre est parvenu à s'imposer après avoir remporté son bras de fer avec Jean-Louis Borloo

Samedi soir, à la nuit tombée. Une longue poignée de main sur le perron de l'Élysée. François Fillon vient de remettre sa démission au président, qui l'a acceptée. Prévenant et chaleureux, Nicolas Sarkozy retient la main de François Fillon dans la sienne. La seconde s'éternise. À quoi pense le premier ministre, en cet instant? À la victoire qu'il vient de remporter sur son rival Jean-Louis Borloo? Au fait que Nicolas Sarkozy, en le reconduisant, signifie qu'il ne peut pas se passer de lui? À ce sondage, paru dans l'hebdomadaire Marianne, qui le donne vainqueur contre Martine Aubry en 2012, alors que Nicolas Sarkozy est donné vaincu?

À quoi pense-t-il, alors que le président pose sa main sur son bras, pour faire durer la poignée de main, devant les photographes? Aux humiliations des premiers mois du quinquennat? À ce mot - «collaborateur» -, lâché par le président pour le qualifier, reçu comme une gifle? Au terrain gagné depuis, notamment dans le cœur des élu

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