Comment bien choisir un fonds flexible ?

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Plusieurs critères clés très simples sont à regarder avant d'investir dans un fonds ''flexible''.
Plusieurs critères clés très simples sont à regarder avant d'investir dans un fonds ''flexible''.

La gestion flexible englobe des approches très différentes selon les sociétés de gestion. Il n’existe pas de modèle unique. La flexibilité totale donne par exemple la possibilité au gérant de faire varier la part actions de 0 à 100 %, mais la flexibilité peut être aussi partielle (20/80 ou 30/70). Certains fonds peuvent n’utiliser que deux classes d’actifs : les actions et le monétaire par exemple. D’autres vont jouer sur tous les registres : actions, obligations, monétaires, matières premières, devises et sur une large allocation géographique (Europe, Etats-Unis, Asie, pays émergents).

La flexibilité peut varier d’un fonds à l’autre, il faut donc bien lire attentivement les indications contenues dans le prospectus de chaque fonds afin de bien comprendre les moteurs de performances des fonds et le processus de gestion des fonds. Par ailleurs, il est important de prendre le temps de lire le document « Informations clés pour l’investisseur » ou encore appelé DICI. Ce  document  fournit  des  informations  essentielles  aux  investisseurs  sur le fonds en lui-même.  Il  ne  s’agit  pas  d’un  document  promotionnel.  Les informations  qu’il  contient  vous  sont  fournies conformément  à  une  obligation  légale,  afin  de  vous  aider  à  comprendre  en  quoi  consiste  un investissement dans le dit  fonds et quels risques y sont associés. Il vous est conseillé de le lire pour décider en connaissance de cause d’investir ou non .Par ailleurs, la notion d’indicateur SRRI contenu dans le DICI peut également permettre d’évaluer le profil de risque du fonds. Ainsi un fonds en catégorie 3 est censé avoir un risque inférieur à un fonds en catégorie 5. Toutefois, le prospectus ainsi que le DICI bien que  nécessaires mais ne sont pas suffisants pour prendre une décision éclairée.

Certains fonds peuvent être très prudents sans qu’aucune contrainte de volatilité n’apparaisse dans le prospectus, d’autres peuvent être très dynamiques et proches d’un profil actions…On peut donc distinguer les flexibles patrimoniaux d’une part et les flexibles offensifs d’autre part. De plus certains fonds couvrent des zones géographiques particulières et différentes (Europe, Emergents etc…) et d’autres couvrent le monde .L’investisseur doit pouvoir choisir son fonds flexible en fonction de son horizon de placement, de son objectif de performance et surtout du risque qu’il est prêt à prendre et de la ou les zones géographiques auxquelles il souhaite être exposé... Si vous en avez la possibilité le mieux c’est d’en parler avec votre conseiller financier.

Il faut regarder s’il existe un écart entre les bornes théoriques (0 à 100% par exemple) et les bornes réellement utilisées par les gérants, parfois plus proche de 20 à 80% ou 40à 60% selon la typologie des fonds.

Il faut aussi s’interroger sur d’autres critères comme l’équipe de gestion, étudier le comportement passé du fonds dans différentes configurations de marché, vérifier que l’asymétrie de comportement du fonds est bien réelle : ce fonds réagit il mieux en période de baisse ou bien a –t-il une gestion plus favorable pendant la hausse des marchés ?

Enfin, on n’insistera jamais assez sur l’importance de la durée minimum d’investissement recommandée, indiquée dans le prospectus du fonds (souvent entre 3 et 5 ans en fonction des fonds).Cette durée minimum d’investissement peut parfois s’avérer un meilleur indicateur de risque que les bornes d’investissement. La performance s'apprécie sur cette durée à minima et non pas sur une journée, une semaine ou un mois…

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  • drawdown le jeudi 3 déc 2015 à 01:26

    Sur le thème de la gestion flexible, voir les fonds Martin Maurel Impulsion France et Nasdaq à l'adresse http://www.impulsionfinance.com/index.php?page=fonds