Comment aider la justice à corriger ses erreurs

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Photo d'illustration.
Photo d'illustration.

Le club des huit. Loïc Sécher, Jean Deshays, Monique Case, Jean-Marie Deveaux, Roland Agret, Patrick Dils, Rida Daalouche et Marc Machin forment ce cercle restreint de ceux qui ont été jugés coupables d'un crime, envoyés en prison, avant d'être innocentés au terme d'une procédure laborieuse. "Un dispositif qui laisse peu d'espoirs d'un débouché, analyse Alain Tourret, député radical de gauche du Calvados. Or, la procédure de révision constitue précisément cette soupape de sécurité dont tout système judiciaire a besoin pour contrebalancer le principe de l'autorité jugée." Pour corriger ou éviter d'éventuelles erreurs judiciaires, l'élu a conduit durant un an une mission d'information parlementaire. Il a auditionné, avec l'UMP Georges Fenech, les professionnels du monde judiciaire, parmi lesquels d'anciens gardes des Sceaux (Robert Badinter, Marylise Lebranchu, Michèle Alliot-Marie), de hauts magistrats, des avocats et deux témoins : Roland Agret, bénéficiaire d'une révision criminelle en 1985, et Denis Seznec, qui s'est battu en vain pour la réhabilitation de son grand-père Guillaume. La proposition de loi doit être discutée le 27 février prochain dans l'hémicycle. Enregistrement des débats"Affirmer que la justice commet des erreurs ne doit pas conduire à jeter le discrédit sur l'institution. L'erreur judiciaire est inhérente à la fonction de juger. Elle est d'ailleurs rarement fautive, le jugement n'étant que le...

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