Combats signalés à Bangui, deux morts

le , mis à jour à 22:08
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 (Actualisé avec bilan, § 1) 
    BANGUI, 20 juin (Reuters) - Deux personnes ont été tuées 
lundi à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, 
dans des échanges de tirs de mitraillettes et d'armes lourdes, 
a-t-on appris de source médicale et auprès de témoins.  
    On ignore si ces affrontements sont liés à l'enlèvement 
dimanche par des membres des anciens rebelles de la Séléka de 
six agents de police dont a fait état lundi le ministre de 
l'Administration territoriale et de la Sécurité publique, Jean 
Serge Bokassa. 
    "Nous réclamons la libération des agents qui ont été pris en 
otage", a-t-il dit à Reuters. "Le gouvernement fera tout ce qui 
est possible pour les libérer." 
    L'insécurité persiste dans le pays malgré l'accession au 
pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra en mars dernier, 
censée tourner la page d'un conflit ethnique et religieux qui a 
fait des milliers de morts depuis mars 2013.  
    L'ONG Médecins sans Frontières (MSF) a parallèlement annoncé 
la suspension pour trois jours, à compter de mercredi, de toutes 
ces opérations jugées non essentielles pour protester contre le 
meurtre d'un de ses chauffeurs, tombé dans une embuscade 
vendredi alors qu'il circulait au nord-est de Bangui, entre les 
localités de Sibut et de Grimari. 
    "Ceci démontre que le travail humanitaire devient plus 
précaire en République centrafricaine", a souligné le chef de 
mission de MSF en Centrafrique, Emmanuel Lampaert, lors d'une 
conférence de presse à Bangui. 
 
 (Crispin Dembassa-Lette; Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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