Combats entre groupes rebelles rivaux à Alep-Est

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 (Précisions sur les combats à Alep-Ouest) 
    BEYROUTH, 3 novembre (Reuters) - Des combats entre groupes 
rebelles rivaux ont éclaté jeudi dans les quartiers d'Alep 
assiégés par les forces gouvernementales, ont rapporté deux des 
groupes concernés et l'Observatoire syrien des droits de l'homme 
(OSDH). 
    Des combattants du Front Fateh al Cham (ex-Front al Nosra) 
et des groupes Nour al Dine al Zinki et Abou Amara ont tenté de 
s'emparer de positions et de stocks d'armes du groupe Fastakim, 
a dit un responsable de ce groupe affilié à l'Armée syrienne 
libre (ASL). 
    Un responsable de Nour al Dine al Zinki, lui aussi rattaché 
pendant longtemps à l'ASL mais qui s'est récemment rapproché de 
l'alliance islamiste Djaïch al Fateh constituée autour de 
l'ex-Front al Nosra, a déclaré que les combats avaient pris fin 
et que les groupes s'efforçaient de résoudre leurs désaccords. 
    Les combats ont eu lieu dans les quartiers d'Ansari et de 
Salah al Dine, tous deux proches de la ligne de front avec les 
forces gouvernementales appuyées par l'armée russe, a précisé 
l'OSDH. 
    Selon l'Observatoire, les islamistes ont réussi à s'emparer 
de la plupart des positions et des armes des combattants de 
Fastakim, dont le responsable a cependant assuré que la 
situation du groupe n'était pas si mauvaise. 
    Les rebelles syriens sont particulièrement divisés, entre 
djihadistes et "modérés" mais aussi au sein de chaque mouvance 
entre groupes rivaux. La plupart d'entre eux se sont néanmoins 
rassemblés pour lancer la semaine dernière une offensive visant 
à briser le siège des quartiers insurgés d'Alep. 
     
    ALEP-OUEST SOUS LE FEU REBELLE 
    Depuis qu'ils y ont pris vendredi dernier la plus grande 
partie du quartier périphérique de Dahiyet al Assad, à l'ouest 
d'Alep, les insurgés n'ont cependant que peu progressé. 
    Jeudi, ils ont lancé trois attaques à la voiture piégée dans 
ce secteur, selon l'OSDH, et des combats ont aussi éclaté au 
sud-ouest de la ville, dans une zone où les rebelles avaient 
réussi une percée l'été dernier. 
    D'après les médias officiels syriens, les roquettes et obus 
tirés par les insurgés ont fait 12 morts et près de 200 blessés 
dans les quartiers gouvernementaux d'Alep-Ouest, l'OSDH parlant 
de son côté de 15 civils tués, dont quatre enfants. 
    Le directeur du service de médecine légale d'Alep, Zaher 
Hadjo, a déclaré de son côté que huit personnes avaient été 
hospitalisées en raison de difficultés respiratoires qui 
auraient été provoquées par une attaque au gaz toxique des 
rebelles. 
    Les autorités n'ont pas pu déterminer de quel gaz il 
s'agissait, a-t-il ajouté. Cette information n'a pas pu être 
vérifiée de manière indépendante. 
    La presse officielle syrienne a déjà accusé les rebelles 
d'avoir mené une attaque chimique dimanche dernier à Alep et 
d'avoir intoxiqué 35 personnes, ce qu'un responsable insurgé a 
démenti. 
    L'armée russe, dont les avions n'ont plus bombardé les 
quartiers assiégés d'Alep depuis plus deux semaines, a pour sa 
part donné aux combattants et à la population civile jusqu'à 
vendredi soir pour quitter la ville, ce que les insurgés ont 
refusé.   
     
 
 (Ellen Francis et Lisa Barrington; Tangi Salaün pour le service 
français) 
 
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