Colonna : à Ajaccio, les doutes subsistent

le
0
La cour d'assises spéciale de Paris, qui rejuge Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac en 1998, a tenu lundi soir une audience sur les lieux du crime. Peine perdue : les questions restent en suspens.

«Je n'ai rien à voir dans cette affaire, donc je ne participe pas». Yvan Colonna n'en dira pas plus. Le berger de Cargèse est resté muet lors de lamini-reconstitution opérée lundi, à Ajaccio, par la cour d'assises spéciale de Paris. Jugé pour la troisième fois pour l'assassinat du préfet Erignac, commis en 1998, Yvan Colonna, qui faisait son retour en Corse pour la première fois depuis son procès de 2007, conteste l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. L'audience in situ, qui s'est tenue à huis clos et sous haute surveillance policière rue du Colonel Colonna d'Ornano, où Claude Erignac a été tué, n'a pas contribué à éclaircir la situation.

Au c½ur des débats : la question de la taille du tireur, que les deux balisticiens présents sur les lieux n'ont pas pu trancher. L'un des avocats d'Yvan Colonna, Me Pascal Garbarini, a souligné que l'un des experts avait estimé que «le tireur devait nécessairement faire plus d'1,75 m, voire 1,80 m», alors qu

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant