Collet : « Ne pas être les éternels losers de l'Est »

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Battu lors des trois dernières finales de Pro A, Strasbourg a l’occasion de mettre fin à la malédiction en recevant l’ASVEL lors d’un Match 5 décisif mardi au Rhénus. Le coach alsacien Vincent Collet ne veux pas être le chat noir de la SIG.

Vincent Collet, comment abordez-vous ce cinquième match décisif contre l’ASVEL ? C’est la vraie finale. On est revenu sur le scénario de la finale à Bercy, sauf qu’elle se dispute au Rhénus, ce qui n’est pas une mince affaire. Il n’y a pas d’après, c’est un match décisif. C’est un peu comme un cinquième set en tennis. C’est un peu particulier, car il n’y a plus de droit à l’erreur. Enfin, c’est particulier pour nous, car Villeurbanne est dans ce contexte-là depuis deux matchs. Aujourd’hui, c’est nous qui avons un surcroit de pression. On est à domicile, on est favori depuis quasiment le début de la saison. C’est normal qu’on soit ciblé de cette façon-là. Le côté positif des choses, c’est que, pour l’instant, c’est toujours l’équipe qui avait la pression qui a gagné. Comment allez-vous gérer cette pression ? On perdrait notre temps à vouloir éliminer la pression. Il vaut mieux apprendre à vivre avec et surtout restés concentrés sur comment aborder ce match. La perte de notre jeu collectif a vraiment été stigmatisée samedi soir, il faut qu’on retrouve un peu de liant, qu’on continue à bien défendre comme samedi car on a quand progressé de trente points entre jeudi et samedi. Il y avait des aspects positifs, il faut les renforcer, et s’améliorer sur les points faibles. On a trop porté la balle en dribbles. Comment avez-vous digéré cette défaite d’un point de samedi dans le Match 4 ? Ce qui est difficile à digérer, c’est qu’on a quand même été le plus souvent devant dans ce match, de la 22eme à la 39eme. On a mal fini la première mi-temps et mal commencé la deuxième. Dans le Match 3, on a été à côté de la plaque, mais samedi, dans l’attitude, on était du bon côté de la plaque et c’est pour ça qu’on aurait dû gagner. Mais on a aucune marge sur notre adversaire. Toutes les faiblesses de mon équipe sont mises en lumière et on n’a pas de remède miracle. Jouer au Rhénus est un plus ? Il y a eu 25 000 clics à l’ouverture de la location des billets, c’est quatre fois la capacité de la salle, vous vous rendez compte ? Les billets ont été vendus en un quart d’heure. Le Rhénus, c’est un gros plus. Ce qui m’importe, c’est que le public fasse son match. Si c’est un public de suiveurs, ça peut être préoccupant. Il y a beaucoup de publics qui s’éteignent en même temps que leur public. Or, en basket, tout va très vite, on peut même se relever d’un écart de -15 à la mi-temps. C’est dans ces moments-là que le public a de l’importance. Bien sûr, s’il nous pousse quand on est devant, c’est bien aussi, mais on en a encore plus besoin quand c’est dur. Mon idéal, c’était de gagner le titre au Rhénus plutôt qu’à Villeurbanne, pour le partage. Si on perd, on sera tout seul et on va nous affubler de noms d’oiseaux. C’est notre 72eme match mardi. Si on le gagne, on pourra dire qu’on a fait une magnifique saison, puisqu’on a été en finale de Coupe d’Europe. Si on perd, on sera les éternels losers de l’Est.
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