Collège : Valls défend la réforme et sa ministre de l'Education nationale

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Collège : Valls défend la réforme et sa ministre de l'Education nationale
Collège : Valls défend la réforme et sa ministre de l'Education nationale

Alors que la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem avait dénoncé dimanche matin «la manipulation de l'opinion publique» entourant la réforme du collège, le Premier ministre Manuel Valls lui apporte son soutien dans une tribune publiée dimanche en fin d'après-midi  sur le site Libération.fr titrée : «Pourquoi la réforme du collège doit se faire».

Le Premier ministre part d'un constat : «Les études internationales le montrent de manière indiscutable : (notre école) est devenue l'une des plus inégalitaires d'Europe. C'est-à-dire qu'elle avance à rebours de sa promesse initiale». «Il fallait donc agir», estime-t-il. «Notre école n'est plus le rempart qu'elle devrait être contre la reproduction sociale. Au contraire : elle l'encourage, elle fabrique de l'échec, de l'exclusion. Et donc du désespoir. C'est pourquoi le président de la République a décidé la refondation de l'école», explique-t-il.

«Beaucoup de contrevérités ont été dites sur cette réforme»

«La réforme du collège en est une nouvelle étape. Elle est portée avec courage et sens du dialogue par Najat Vallaud-Belkacem, première femme ministre de l'Education nationale. Elle sait de quoi elle parle - pour en être un exemple - quand elle défend une école moteur de l'ascension sociale», écrit-il à propos de sa ministre, objet de nombreuses attaques à droite, notamment du président de l'UMP Nicolas Sarkozy.

«Beaucoup de contrevérités ont été dites sur cette réforme, déplore le Premier ministre. Quand on permet à 100% des élèves d'apprendre une seconde langue vivante dès la 5e - contre, aujourd'hui, 16% d'élèves en classes bi-langues et 11% en classes européennes ; quand on démocratise l'accès au latin et au grec ; quand on permet à tous les élèves, y compris les plus fragiles, les plus timides, de prendre de l'assurance et de progresser, on tire tous les collégiens vers le haut. On est donc fidèles à l'école de la ...

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