Collège : et si la réforme n'avait pas tout faux ?

le
0
La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a au moins eu le mérite de vouloir dynamiter un système qui ne fonctionnait pas.
La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a au moins eu le mérite de vouloir dynamiter un système qui ne fonctionnait pas.

Une semaine à peine que les élèves ont repris le chemin des écoles et voilà déjà poindre la première grève. En cette journée de manifestation d'opposition à la réforme du collège, tâchons de voir le verre à moitié plein ? une fois n'est pas coutume ? et de rendre à Najat ce qui appartient à Najat. Car la réforme du collège, si malmenée et dénigrée soit-elle, partait fort heureusement d'une bonne intention, et comporte, malgré les vives critiques qui lui sont opposées, quelques points intéressants.

Tout d'abord, un constat qui met tout le monde d'accord : cette réforme était absolument indispensable. Les résultats de Pisa, cette étude menée par l'OCDE dans une soixantaine de pays sur les connaissances des enfants de 15 ans, mettent en évidence la dégringolade du niveau des collégiens français depuis une dizaine d'années. Et engager une réforme générale, qui a pour objectif de tout remettre à plat malgré l'immobilisme historique qui caractérise l'Éducation nationale, est plus que courageux : c'est périlleux.

Le collège d'aujourd'hui (ou plutôt d'hier) était fortement inégalitaire, produisait et reproduisait ces inégalités d'année en année en les accentuant à chaque fois davantage. Ses détracteurs reprochent à la réforme de détruire le seul point qui fonctionnait à peu près jusqu'ici dans le collège : la formation d'une élite. Najat Vallaud-Belkacem leur...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant