Collections : une bien étrange passion 

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Elles renvoient tout un chacun à son besoin de posséder pour être heureux et parfois même trouver un sens à sa vie.

C'est à l'occasion d'une grave crise professionnelle qu'Alex Shear s'est mis à rassembler autour de lui toutes sortes d'objets issus de la «candide Amérique des années 1950»: pots de moutarde géants et abris antiatomiques, poupées Barbie et pinces à cheveux Flamingo par centaines, mixeurs... Sa collection, elle-même composée de centaines de sous-collections, atteint plus de cent mille pièces à ce jour. Interrogé par l'essayiste Philipp Blom dans son Histoire intime des collectionneurs (Éd. Payot), il avoue: «Ces trucs étaient si purs, si beaux du fait de leur honnêteté et de leur intégrité, autant de choses que je ne distingue pas chez les humains. Je me suis construit un monde parfait.» Et évoquant ses amis ou collègues vis-à-vis desquels il s'était senti trahi lors d'un procès contre son entreprise, il avoue: «J'ai échangé les gens contre ces trucs-là.»

L'activité de collecter comme compensation d'un manque d'amour? Freud parlait à son propos d'...

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