Colère des chiites d'Irak après la mort du cheikh saoudien Nimr

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    BAGDAD, 3 janvier (Reuters) - Le plus haut dignitaire chiite 
d'Irak, le grand ayatollah Ali al Sistani, a une nouvelle fois 
condamné dimanche l'exécution la veille en Arabie saoudite du 
cheikh Nimr al Nimr, figure de l'opposition chiite dans le 
royaume wahhabite. 
    "Nous avons appris avec beaucoup de peine et de regret 
l'annonce du martyre de certains de nos frères dans la foi, dont 
le sang si pur a été versé dans une injuste agression", écrit-il 
dans une lettre adressée à la population  de la région de Qatif, 
dans l'est de l'Arabie saoudite, où prêchait le cheikh Nimr. 
    Un autre responsable chiite irakien, Moktada al Sadr, a 
appelé la population à "manifester sa colère" lundi dans la 
ville sainte chiite de Nadjaf et aux portes de la "zone verte" 
de Bagdad, où se trouve l'ambassade d'Arabie saoudite. 
    Les Saoudiens ont rouvert cette semaine leur ambassade en 
Irak, vingt-cinq ans après sa fermeture en 1990 à la suite de 
l'invasion du Koweït par les troupes de Saddam Hussein. 
  
    Le ministère irakien des Affaires étrangères a également 
condamné dimanche l'exécution du cheikh Nimr, qui "nuit à la 
stabilité dans la région et ne sert pas les intérêts de la paix 
entre les peuples".  
 
 (Stephen Kalin, Maher Chmaytelli et Thaier al-Sudani; Guy 
Kerivel pour le service français) 
 
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