Colchoneros et Pericos, le cul entre deux chaises

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Avec une qualification directe en Ligue des champions à confirmer pour l'Atlético, et une place en Ligue Europa à aller chercher pour l'Espanyol, ces deux clubs ont gros à jouer face au Barça et au Real. Pourtant, loin de ces objectifs, la tentation de "fausser" la Liga plane sur ces deux rencontres entre Castille et Catalogne.

L'algorithme de la Liga offre un drôle de calendrier à ses concurrents. Activé avant le coup d'envoi de ce millésime, il propose lors de cette avant-dernière journée de la saison un double duel Castille-Catalogne. Plus que des rivalités entre pouvoir central et relent indépendantiste, ces affrontements relèvent surtout de l'intérêt sportif. Le FC Barcelone, avec ses quatre points d'avance semblent-ils décisifs, débarque sur la pelouse du Vicente-Calderón avec l'envie d'officialiser la passation de pouvoir avec le tenant du titre colchonero, vainqueur de la dernière édition au Camp Nou (la boucle est bouclée). Son principal rival, le Real Madrid, se rend pour sa part au Cornellà-El Prat, berceau d'un Espanyol catalan toujours en course pour une qualification en Ligue Europa. L'hypothèse d'une fin d'exercice tronquée entoure dès lors des acteurs qui jurent le contraire. "Cette équipe ne sait entrer sur le terrain que pour gagner, parce que nous avons besoin de gagner, et même si nous n'en avions pas besoin, nous aurions envie de gagner, promet, croix de bois, croix de fer, Fernando Torres. Au-delà de tout ça, toute la spéculation me paraît absurde." Vraiment Niño ?

Spéculations, suspense et chimère


La tentation est pourtant grande pour le peuple rojiblanco. Avec ses quatre points d'avance sur son unique poursuivant, Valence, une seule victoire lors des deux dernières journées lui suffit pour assurer sa troisième place, synonyme de qualification directe pour la prochaine Ligue des champions. Autant dire que les spéculations vont bon train concernant une motivation pas vraiment extrême des protégés du Cholo pour conserver le suspense jusqu'aux 90 dernières minutes de la saison. "Personnellement, ça ne me dérangerait pas que nos joueurs ne fassent pas le maximum pour battre le Barça. Bien entendu, je préférerais gagner. Mais quant à choisir entre Barcelone et le Real, je préfère encore que les Blaugrana nous succèdent" lance Manuel, commerçant du quartier de Malasaña et aficionado de l'Atlético. Pour sûr, un sacre des ouailles de Luis Enrique dans l'antre des Matelassiers ne serait pas du meilleur effet, mais toujours préférable aux festivités de Cibeles en cas de titre merengue. À quelque 600 bornes du Vicente-Calderón, la situation de l'Espanyol Barcelone présente de nombreux parallèles avec celle de…


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