Cohn-Bendit fait ses adieux sans concessions à l'Europe

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Lors de son dernier discours à Strasbourg, Daniel Cohn-Bendit a une nouvelle fois critiqué les limites du Parlement européen.
Lors de son dernier discours à Strasbourg, Daniel Cohn-Bendit a une nouvelle fois critiqué les limites du Parlement européen.

C'était son dernier coup d'éclat. Et comme il châtie bien ceux qu'il aime bien, Daniel Cohn-Bendit a asséné à son ami Guy Verhofstadt, président du groupe des centristes au Parlement européen : "Les jeux sont faits. Après les élections européennes, il y aura une grande coalition (entre les deux grands partis, socialistes et conservateurs) et un petit toutou suivra le mouvement : Guy Verhofstadt." "Avec un ami comme lui, pas besoin d'ennemi", a rétorqué l'ancien Premier ministre belge au coprésident du groupe des Verts, avec qui il a fondé un mouvement fédéraliste, le groupe Spinelli.

Car après quarante-six ans de présence quasi ininterrompue dans les médias de France et d'Europe, dont vingt ans en tant qu'eurodéputé, Dany a tiré sa révérence. Il ne tirera plus à boulets rouges sur tout ce qui bouge et n'incarnera plus avec brio et impertinence une sorte de bonne conscience européenne.

REGARDEZ le dernier discours de Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen :

À Martin Schulz : "Ta gueule !"

Avec lui, tout le monde en aura pris pour son grade. Il a fustigé "la coalition des hypocrites" qui a réélu José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne. Martin Schulz, l'actuelle tête de liste des socialistes européens, qui voulait l'interrompre, s'est attiré un cinglant "Ta gueule !" en pleine séance plénière. Il a lancé, bravache, à François Hollande en visite dans l'hémicycle l'an...

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