Cofidis : De l'incompréhension pour Bouhanni et Sanquer

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Cofidis : De l'incompréhension pour Bouhanni et Sanquer
Cofidis : De l'incompréhension pour Bouhanni et Sanquer

Déclassé après l'arrivée de la deuxième étape de Paris-Nice, Nacer Bouhanni avoue avoir du mal à accepter la sanction des commissaires. Son directeur sportif, Yvon Sanquer, a confié qu'il ne comprenaitpas le déclassement de son sprinteur.

Il avait passé la ligne en vainqueur, mais il a finalement été classé troisième. Nacer Bouhanni a été déclassé par les commissaires suite à un accrochage dans les derniers mètres avant la ligne à Commentry ce mardi. Pour le sprinteur de la formation Cofidis, c’est l’incompréhension qui domine. « Non, cette sanction n’est pas du tout juste car c’est lui qui vient en premier au contact, a déclaré un Nacer Bouhanni passablement énervé par ce déclassement. Il vient se mettre entre les barrières et moi à, quoi, vingt mètres de la ligne et c’est le premier qui entre en contact. C’est n’importe quoi, c’est tout ! »

Matthews a sa part de responsabilité dans l’accrochage

Son directeur sportif, Yvon Sanquer, a lui aussi beaucoup de mal à comprendre la décision des commissaires, rejetant même la faute sur l’Australien. « C’est une grosse déception. Je crois que toute l’équipe avait bien travaillé autour de Nacer (Bouhanni), qui marche bien. Et, en visionnant les images, car je ne les avais pas vues, je trouve que c’est une décision vraiment difficile et très sévère. La dernière partie, où il y a le mouvement qui est peut-être le plus spectaculaire, n’est pas due à Nacer. Matthews s’engage, a son épaule qui passe sous celle de Nacer et, forcément, Nacer est déstabilisé sur son vélo, a déclaré le directeur sportif de la formation Cofidis. Ce n’est pas, à ce moment-là, une démarche de Nacer. Quant à ce qui s’est passé avant, si on doit déclasser des coureurs pour ce type de choses, je suis quand même surpris mais je respecte la décision du jury des commissaires, ce sont les arbitres. Donc je crois qu’il faut l’accepter, c’est la règle du jeu.

« Une décision vraiment sévère »

Mais, face à la décision du jury des commissaires, Yvon Sanquer ne peut que s’incliner et l’accepter malgré tout. « On est dans un sport où il y a des règles mais je trouve qu’elle est vraiment sévère. Je pense que ce qui a influencé les choses, c’est ce mouvement quand Nacer sort de la selle de son vélo, mais ce n’est pas volontaire, confirme l’ancien directeur sportif de l’équipe Astana. Il y a l’impact de l’épaule de Matthews sous son bras et c’est ça qui provoque le déhanchement de Nacer à ce moment-là. » Yvon Sanquer a ajouté qu’il comprendrait la frustration, voire la déception de son coureur. « Je n’ai pas eu le temps de parler à Nacer. Je ne parle pas d’injustice, je dis que c’est sévère. Ce n’est pas la même chose car la notion de justice ou d’injustice, ce n’est pas forcément le terme approprié, a conclu celui qui a dirigé la formation Festina au début des années 2000. C’est une décision sévère donc il en découle beaucoup de frustration et de déception. »

Avec N.B.

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