Clôture : le CAC 40 gagne 0,76%

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(lerevenu.com) - TENDANCE

Dans l'actualité du jour, le mois de juin est resté en nette baisse pour le marché automobile français, le nombre d'immatriculations de véhicules légers reculant de 9% par rapport à juin 2012 d'après les derniers chiffres du Comité des Constructeurs Français d'Automobiles. Avec un peu moins de 1,12 million de véhicules légers neufs immatriculés sur les six premiers mois de l'année, le marché automobile français affiche encore un recul de 11% et de 9,5% à nombre de jours ouvrables comparables par rapport au premier semestre 2012. Le segment des voitures particulières recule plus fortement (-11,3%) que celui des utilitaires légers (-9,3%). Wall Street s'affiche également en nette hausse de l'ordre de 1% ce lundi, les investisseurs ayant prix connaissance d'un indice ISM manufacturier américain supérieur aux attentes pour le mois de juin. De leur côté, les dépenses de construction pour mai sont ressorties en progression.

VALEURS EN HAUSSE

* Les valeurs défensives du CAC 40 étaient bien orientées et Pernod Ricard domine le palmarès sur un gain de 3,2% à 87,9 Euros. L'Oréal gagne aussi 1,5% à 128,2 Euros.

* Vinci gagne 1,3% à 39 Euros. Ils restaient seuls en lice : Vinci et Predica se partageront les 9,5% du capital d'Aéroports de Paris mis en vente par l'Etat français. La nouvelle a été officialisée hier par le Ministre des finances, Pierre Moscovici, comme le prix de vente, 78,50 euros par action, soit un niveau plus élevé de 5% que le cours actuel de 74,71 euros. Predica, la filiale du Crédit Agricole, obtient 4,81% (4.757.291 actions) et Vinci 4,69% (4.643.968 actions). Les acquéreurs se sont engagés à conserver ces titres pendant une période minimale d'un an, et à ne pas dépasser le seuil de participation de 8% du capital pendant une durée de cinq ans. Ils obtiendront chacun un représentant au conseil d'administration. A l'issue de la transaction, l'Etat conserve la majorité du capital d'ADP, soit précisément 50,63%. Il a obtenu de la transaction 738 millions d'euros, dont 303 millions d'euros directement pour l'Etat et 435 millions d'euros pour son bras armé dans l'investissement, le FSI, qui détenait une partie des actions. La facture de Vinci atteint environ 364,5 millions d'euros, et permet donc au groupe de siéger au conseil d'administration. Avant la transaction, le spécialiste du BTP et des concessions détenait 3,3% des parts de l'opérateur des aéroports d'Orly et Roissy. Il est lui-même exploitant aéroportuaire.

* Technip (+1,8% à 79,4 Euros) va construire deux fours à hydrogène au Venezuela, pour le compte du consortium Hyundai-Wison, d'une capacité de 151.000 mètres cubes par heure. Ils serviront au projet "Deep Conversion" de la société d'Etat PDVSA, qui modernise la raffinerie de Santa Cruz. Le groupe d'ingénierie, pour qui ce contrat est "significatif" (soit compris dans la fourchette 50 à 100 millions d'euros dans le domaine terrestre), terminera les travaux au second semestre 2014.

* Renault progresse de 1,7% à 52,6 Euros. Le constructeur peut remercier HSBC, qui a relevé de 47 à 57 Euros son objectif de cours. En revanche, l'analyste n'a pas modifié sa recommandation "neutre" sur le dossier. Avec plus de 11.400 immatriculations en juin et près de 56.000 depuis le début de l'année, la nouvelle Renault Clio reste la voiture la vendue en France sur la première moitié de l'année, juste devant la Peugeot 208 et ses 41.640 immatriculations. L'autre grand nouveauté de Renault, le crossover Captur, affiche déjà plus de 11.000 immatriculations en France dont près de 5.400 en juin. Le concurrent direct du Captur, le Peugeot 2008, semble rencontrer lui aussi du succès avec déjà 14.000 commandes enregistrées un mois après son lancement. A l'issue de ce premier semestre 2013, Renault a confirmé son objectif de terminer l'année avec une part de marché significativement supérieure à celle réalisée en 2012 en France.

* Eramet rebondit de 5% à 68,3 Euros. Après être tombé sur un niveau plus observé depuis la fin 2004 en fin de semaine dernière, le titre du producteur de métaux non ferreux reprend donc un peu de hauteur. Les acteurs de l'industrie mondiale du nickel sont réunis cette semaine en Nouvelle-Calédonie pour évoquer l'avenir du secteur alors que le nickel a vu récemment son prix tomber sur un plus bas de 4 ans.

VALEURS EN BAISSE

* Orange
cède 0,25% à 7,25 Euros. En bourse, France Telecom s'appelle désormais Orange. Si son code ISIN reste inchangé, son symbole mnémonique "FTE" est abandonné au profit d'ORA. Le changement de nom n'est pas seulement boursier puisque les actionnaires ont aussi modifié la dénomination sociale de l'entreprise en Orange.

* Peugeot perd 2,5% à 6,2 Euros. La première moitié de l'année 2013 se termine ainsi sur un bilan commercial sans relief pour les constructeurs français, Renault faisant à peine mieux que la tendance générale avec -10,3% grâce à la progression de Dacia (+7,3%) et PSA amplifiant la baisse générale avec -13% (dont -10% pour la marque Peugeot et -16% pour Citroën).

* Alcatel-Lucent cède finalement 1,6% à 1,38 Euro dans une actualité sectorielle animée par l'annonce du rachat par Nokia des parts de Siemens dans leur coentreprise réseaux NSN. Le finlandais paiera 1,7 milliard d'euros au total, un prix largement inférieur aux rumeurs qui circulaient récemment, proches de 3 milliards d'euros.

* L'augmentation de capital de Soitec a commencé ce lundi après le détachement ce matin des droits préférentiels de souscription (DPS), 5 DPS permettant de souscrire à 2 actions nouvelles au prix de 1,45 Euro jusqu'au vendredi 12 juillet. Les souscriptions à titre réductible sont par ailleurs autorisées. Les DPS ont été détachés à un prix de référence de 0,23 Euro. Hors DPS, le titre Soitec perd 8% à 1,88 Euro. Soitec n'aura donc pas tardé à lancer cette nouvelle augmentation de capital, annoncée le 19 juin dernier dans le but d'anticiper le refinancement des obligations convertibles 2014 (Oceanes). Ces obligations convertibles n'arrivent à échéance que le 9 septembre 2014 mais à un prix de 8,55 Euros qui ne donne guère de chances de conversions. Soitec devrait donc être contraint de rembourser ces obligations (environ 145 millions d'euros) au terme de leur échéance de septembre 2014 et le groupe a préféré prendre les devants en lançant cette augmentation de capital qui permettra de renforcer les fonds propres afin de réaliser ultérieurement la nouvelle émission obligataire convertible dans de meilleures conditions. A 1,45 Euro par action, la décote est encore très importante, ce qui va entraîner une forte dilution de l'ordre de 40% puisque 49,2 millions d'actions nouvelle vont être nécessaires pour lever 71,5 millions d'euros. Par rapport à la précédente augmentation de capital il y a deux ans (juin 2011), la destruction de valeur pour l'actionnaire est d'ailleurs conséquente puisque la levée de fonds précédente avait été réalisé à 4,5 Euros, un prix déjà fortement décoté à l'époque.

lerevenu.com, avec Finance Plus

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