Clôture en ordre dispersé sur les marchés européens

le
0
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini lundi en ordre dispersé, ralenties par les pertes d'AstraZeneca, après un nouveau refus signifié à Pfizer, et de Deutsche Bank dans le sillage de l'annonce d'une augmentation de capital.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,30% (13,48 points) à 4.469,76 points. Même tendance à Francfort où le Dax a progressé de 0,31% tandis qu'à Londres le FTSE cédait 0,16%.

Les indices européens confirment une tendance imprécise avec de petites baisses pour l'EuroStoxx 50 et l'Eurofirst 300, qui ont reculé respectivement de 0,07% et 0,15%.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street était fragilement orientée à la hausse, le regain d'inquiétude sur les perspectives de croissance en Chine et la fragilité de la reprise de l'économie américaine incitant les investisseurs à la prudence.

Aux valeurs, on retiendra la chute d'AstraZeneca qui a dévissé de 11,11% à Londres, la plus forte baisse du Stoxx 600, après le rejet par son conseil d'administration de l'offre améliorée de rachat présentée par Pfizer et annoncée par ce dernier comme étant "à prendre ou à laisser".

Deutsche Bank a accusé une baisse de 1,74% au lendemain de l'annonce d'une augmentation de capital de huit milliards d'euros.

A Paris, Alstom a gagné 2,56%, la plus forte hausse du CAC. François Hollande a réuni lundi plusieurs membres du gouvernement auxquels il a demandé de poursuivre leurs efforts afin d'obtenir des candidats à la reprise de la branche énergie du groupe industriel français une amélioration de leurs offres.

Les financières ont souffert avec les deux plus fortes baisses du CAC pour Société Générale et Crédit Agricole, qui ont perdu respectivement 1,67 et 1,60%.

Pour Richard Marwood, chargé des investissements chez AXA Investment Management, les marchés d'actions disposent d'une protection fournie par la perspective de voir la Banque centrale européenne (BCE) baisser ses taux d'intérêt le mois prochain.

"Ce ne sera pas un redressement linéaire et il y aura des pertes de confiance par instants mais il y a un filet de sécurité", a-t-il dit. "Il vaut mieux être sur les marchés d'actions en ce moment que sur le marché obligataire".

Sur le marché des changes, le dollar a touché un plus bas de plus de trois mois face au yen, un effet de la baisse des rendements des obligations du Trésor américains sur fond d'inquiétudes sur la solidité de la reprise de la première économie du monde.

L'euro était stable face à la monnaie américaine, autour de 1,3717 dollar.

Sur le front du pétrole, le baril de Brent est repassé lundi au-dessus des 110 dollars le baril, un regain de violence en Libye menaçant de réduire la production, avant de se stabiliser autour de 109,55 dollars.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant