Clôture des marchés européens en hausse grâce à la croissance US

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COR-LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
COR-LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi, soutenues par l'annonce d'une croissance solide aux Etats-Unis au quatrième trimestre, tandis que Wall Street se reprend au lendemain d'un repli de plus de 1% provoqué par la décision de la Réserve fédérale de réduire encore son soutien à l'économie.

Soutenue par la consommation des ménages et les exportations, la croissance américaine est restée solide au quatrième trimestre, selon la première estimation du produit intérieur brut du département du Commerce.

À Paris, l'indice CAC 40 a fini en hausse de 0,55% à 4.180,02 points. Le Footsie britannique a cédé 0,09% et le Dax allemand a pris 0,39%, tandis que l'indice paneuropéen EuroStoxx 50 a progressé de 0,53% et le FTSEurofirst 300 de 0,23%.

Peu après la clôture en Europe, les indices américains affichent des rebonds allant de 0,9% à 1,9%, le Nasdaq étant soutenu par Facebook, qui prend près de 16% après une hausse de 63% de son chiffre d'affaires trimestriel, sa plus forte croissance en deux ans.

Les marchés émergents se sont stabilisés, avec un très léger recul de 0,04% de l'indice MSCI.

Le CAC 40 et l'EuroStoxx 50 s'annoncent en baisse de 2,5% sur le mois pour le moment, tandis que le S&P a perdu environ 4%, sa plus faible performance mensuelle depuis mai 2012 après avoir engrangé 30% de gains en 2013.

En annonçant mercredi soir une nouvelle diminution de 10 milliards de dollars, à 65 milliards, de ses achats d'obligations sur les marchés, la Réserve fédérale a maintenu le cap d'un retour progressif à la normale malgré les turbulences des derniers jours sur de nombreux marchés émergents, de l'Argentine à la Turquie en passant par l'Afrique du Sud.

Toutefois, les marchés d'actions restent vulnérables dans la crainte que les turbulences sur les marchés et devises des pays émergents ne se propagent.

"Les investisseurs sont très sceptiques. Ils voudraient être optimistes, mais les derniers évènements sur les marchés émergents ont créé du stress", dit Christian Stocker, responsable de la stratégie chez UniCredit à Munich.

Les résultats continuent par ailleurs à rythmer les séances.

Le géant britannique des spiritueux Diageo a chuté de 4,71%, la plus forte baisse de l'EuroFirst 300, après l'annonce d'un ralentissement de la croissance de ses ventes fin 2013, lié avant tout aux marchés émergents. A Paris, Pernod Ricard, également exposé aux marchés émergents, a perdu 4,15% dans son sillage, plus forte baisse du CAC 40.

L'annonce d'une baisse de l'indice PMI Markit-HSBC manufacturier chinois en janvier, à un plus bas de six mois, pèse aussi sur ces valeurs.

En revanche, la pharmacie a soutenu la cote, avec un indice STOXX 600 en hausse de 1,74%, plus forte hausse sectorielle du jour en Europe. Le groupe danois Coloplast s'est adjugé 7,42% alors que plusieurs brokers ont relevé leur objectif sur le titre au lendemain d'une révision en hausse de son objectif de chiffre d'affaires annuel.

Dans la distribution, H&M a cédé pour sa part 3,59% après des résultats trimestriels inférieurs aux attentes.

Tod's a plongé de 8,08%, le fabricant de chaussures de luxe ayant annoncé un chiffre d'affaires annuel inférieur aux attentes.

Sur le marché obligataire, les Treasuries américains se replient après leurs gains de la veille, tandis que les futures sur Bund poursuivent leur hausse, avec un rendement tombé à son plus bas niveau en six mois.

Les devises des pays émergents, notamment la livre turque et le rand sud-africain, rebondissent après leur accès de faiblesse. Le dollar est recherché et gagne 0,78% face à un panier de devises après la Fed et le bon chiffre de croissance. L'euro revient à 1,3550 dollar.

Quant au pétrole, il reprend sa hausse après une brève stabilisation, au-dessus des 108 dollars le baril pour le Brent et près de 98,50 dollars pour le brut léger américain, soutenu par le froid qui touche le sud-est des Etats-Unis.

L'or chute de plus de 2%, victime d'un courant de ventes après les bons chiffres du PIB américain et la décision de la Fed de réduire ses achats.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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