Clinton veut augmenter le salaire minimum, réitère ses promesses sur les armes

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(Actualisé avec déclarations sur la question des armes à feu) WASHINGTON, 4 novembre (Reuters) - Hillary Clinton, en tête des intentions de vote en vue de la primaire démocrate aux Etats-Unis, s'est prononcée mardi pour un relèvement du salaire minimum fédéral de 7,25 à 12 dollars de l'heure. "Je veux augmenter le salaire fédéral minimum à 12 dollars et inciter les autres entités à aller encore plus haut", a-t-elle dit lors d'un meeting de campagne dans l'Iowa, l'Etat qui donnera début février le coup d'envoi des primaires. Son principal rival dans la course à l'investiture démocrate, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, propose lui de porter à 15 dollars le salaire horaire minimum au niveau fédéral. De nombreuses collectivités locales ont déjà fixé des salaires minimums supérieurs à la norme fédérale. Au cours du même meeting, la candidate démocrate a également réitéré sa promesse d'affronter le lobby des armes à feu en réformant les règles encadrant les ventes d'armes. Evoquant les violences avec arme, elle a souligné qu'il s'agissait "d'un problème, d'un danger, d'une menace partout dans notre pays". "Nous devons en faire une question électorale, exactement comme le fait le camp adverse, parce que la majorité des Américains et la majorité des détenteurs d'armes sont de notre avis", a-t-elle poursuivi. Dans le même temps, son équipe de campagne diffusait un nouveau spot publicitaire consacré à ce sujet, le deuxième du genre, qui reprend la question posée par la candidate début octobre: "Combien de gens encore devront mourir avant que nous n'agissions véritablement ?" CONTRER L'INFLUENCE DE LA NRA Clinton, qui a rencontré lundi à Chicago des mères d'enfants tués par armes à feu, veut ériger un mouvement national à même de contrer l'influence de la National Rifle Association (NRA). Les contributions du principal lobby des armes au financement des campagnes de candidats favorables à ses vues ont frôlé les 30 millions de dollars en 2014. Début octobre, quelques jours après une nouvelle fusillade sur un campus universitaire qui a fait neuf morts dans l'Oregon, la candidate démocrate avait détaillé son plan pour le contrôle des armes. Elle veut notamment faire en sorte que les acheteurs qui acquièrent des armes à feu dans des salons et foires et sur internet soient soumis aux mêmes vérifications d'antécédents et acquittent les mêmes taxes que ceux qui se fournissent dans les commerces traditionnels. Elle veut aussi que les "armes d'assaut de type militaire" soient interdites dans les rues et veut faire abroger une loi de 2005 qui, dit-elle, confère "l'immunité" aux fabricants et aux vendeurs d'armes en empêchant les victimes de les poursuivre pour faire établir leurs responsabilités. Mais les réformes sur les armes à feu sont difficiles à mettre en oeuvre aux Etats-Unis où le Deuxième Amendement à la constitution garantit le droit à la détention et au port d'arme. Après la tuerie dans l'école élémentaire Sandy Hook de Newtown, dans le Connecticut (26 morts dont 20 enfants en décembre 2012), Barack Obama avait tenté de réformer la législation fédérale. Mais le texte avait été repoussé par le Sénat. (Amanda Becker; Henri-Pierre André pour le service français)

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