Clinton, Trump, choc de styles

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Les candidats démocrate et républicains présumés à la présidentielle américaine n’ont plus que quelques semaines pour trouver leur voix avant de conquérir celles des électeurs.

La campagne américaine va perdre son accent de Brooklyn, celui de Bernie Sanders, et Hillary Clinton, comme Donald Trump, n’ont plus que quelques semaines pour trouver leur voix avant de conquérir celles des électeurs. L’ancienne secrétaire d’Etat n’est pas seulement entrée dans l’histoire, mardi 7 juin, en devenant la première femme d’un grand parti candidate à la présidentielle – un résultat qui sera validé définitivement par la convention démocrate de juillet. Elle a aussi changé de ton pour annoncer sa victoire.

Mme Clinton n’est pas réputée pour ses talents d’oratrice. En janvier, une ancienne « plume » de Ronald Reagan, Peggy Noonan, a insisté dans le Wall Street Journal sur ce qui apparaissait à ses yeux comme un handicap. Lorsque la démocrate force sur ses cordes vocales pour ajouter de la passion à une rhétorique généralement contenue, elle lui rappelle une concierge acariâtre pestant contre les vélos des enfants du couple du premier étage abandonnés une nouvelle fois dans le hall d’entrée.

Hillary Clinton s’essaie au registre de la conversation Cet argument sexiste qui interdirait aux femmes les accents de tribun parce que le terme ne se féminise pas, a été repris plus d’une fois par les adversaires conservateurs de Mme Clinton, à commencer par M. Trump. Le milliardaire a souvent assuré avoir du mal à se remettre « des cris » de son adversaire, présentée comme hystérique. Sauf que l’ancienne secrétaire d’Etat s’essaie désormais au registre de la conversation. Il...

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