Clinton accuse les renseignements russes d'avoir piraté son parti

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    WASHINGTON, 31 juillet (Reuters) - Hillary Clinton, 
candidate démocrate à la Maison blanche, accuse, dans une 
interview diffusée dimanche, les services de renseignements 
russes d'avoir commis la cyberattaque qui a récemment visé la 
direction de son parti. 
    Le piratage des réseaux utilisés par la formation a abouti à 
la fuite de plus de 19.000 courriels suggérant que le Comité 
national démocrate (DNC) avait pris fait et cause pour 
l'ex-secrétaire d'Etat face à Bernie Sanders lors de la 
primaire. 
    "Nous savons que les services de renseignements russes ont 
piraté le DNC et nous savons qu'ils ont fait en sorte que soient 
publiés de nombreux courriels", a déclaré Hillary Clinton à la 
chaîne Fox News. 
    "Nous savons aussi que Donald Trump a montré un enthousiasme 
particulièrement inquiétant dans son soutien à (Vladimir) 
Poutine", a-t-elle ajouté, faisant allusion aux déclarations de 
son rival républicain en faveur du président russe.     
    Les Etats-Unis n'ont pas ouvertement accusé le Kremlin mais, 
selon des experts en sécurité informatique, il est probable que 
le pouvoir russe ait joué un rôle actif dans la publication 
d'e-mails afin de peser sur le scrutin du 8 novembre. 
    Interrogée sur cette hypothèse, Hillary Clinton a répondu 
qu'il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives.     
    "Mais je crois que lorsqu'on expose les faits, on en vient à 
se poser de sérieuses questions sur l'ingérence russe dans nos 
élections, dans notre démocratie", a poursuivi l'ancienne 
secrétaire d'Etat de Barack Obama. 
    "Que Trump encourage (le piratage) et qu'il encense Poutine, 
alors même qu'il s'agit d'une volonté délibérée de s'immiscer 
dans l'élection, pose des questions concernant la sécurité 
nationale", a encore dit Clinton. 
    Le candidat républicain ne fait pas mystère de son 
admiration pour le président russe, à qui il prête de meilleures 
qualités de dirigeant qu'à l'actuel chef d'Etat américain. 
    La semaine dernière, le magnat de l'immobilier a par 
ailleurs invité la Russie à exhumer des dizaines de milliers de 
courriels remontant à l'époque où Clinton dirigeait la 
diplomatie américaine (2009-2013), avant de présenter ses propos 
comme une plaisanterie. 
 
 (Doina Chiacu; Simon Carraud pour le service français) 
 
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