Clinton accuse les renseignements russes d'avoir piraté son parti

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 (Actualisé déclarations sur Trump, § 2-6-13) 
    WASHINGTON, 31 juillet (Reuters) - Hillary Clinton, 
candidate démocrate à la Maison blanche, accuse, dans une 
interview diffusée dimanche, les services de renseignements 
russes d'avoir commis la cyberattaque qui a récemment visé la 
direction de son parti. 
    L'ex-secrétaire d'Etat (2009-2013) a également affirmé que 
son adversaire républicain, Donald Trump, avait fait "allégeance 
absolue" à certains des objectifs de la politique étrangère de 
Moscou. 
    Le piratage des réseaux utilisés par la direction du Parti 
démocrate a abouti à la fuite de plus de 19.000 courriels 
suggérant que le Comité national démocrate (DNC) avait pris fait 
et cause pour l'ex-secrétaire d'Etat face à Bernie Sanders lors 
de la primaire. 
    "Nous savons que les services de renseignements russes ont 
piraté le DNC et nous savons qu'ils ont fait en sorte que soient 
publiés de nombreux courriels", a déclaré Hillary Clinton à la 
chaîne Fox News. 
    "Nous savons aussi que Donald Trump a montré un enthousiasme 
particulièrement inquiétant dans son soutien à (Vladimir) 
Poutine", a-t-elle ajouté, faisant allusion aux déclarations du 
candidat républicain en faveur du président russe.     
    Son "allégeance absolue à un grand nombre des positions 
recherchées par la politique étrangère russe" est l'une des 
raisons pour lesquelles il n'est pas "en capacité de devenir le 
prochain président et commandant en chef" du pays, a-t-elle 
ajouté. 
    Les Etats-Unis n'ont pas ouvertement accusé le Kremlin mais, 
selon des experts en sécurité informatique, il est probable que 
le pouvoir russe ait joué un rôle actif dans la publication 
d'e-mails afin de peser sur le scrutin du 8 novembre. 
    Interrogée sur cette hypothèse, Hillary Clinton a répondu 
qu'il ne fallait pas tirer de conclusions hâtives.     
    "Mais je crois que lorsqu'on expose les faits, on en vient à 
se poser de sérieuses questions sur l'ingérence russe dans nos 
élections, dans notre démocratie", a poursuivi l'ancienne 
secrétaire d'Etat de Barack Obama. 
    "Que Trump encourage (le piratage) et qu'il encense Poutine, 
alors même qu'il s'agit d'une volonté délibérée de s'immiscer 
dans l'élection, pose des questions concernant la sécurité 
nationale", a encore dit Clinton. 
    Le candidat républicain ne fait pas mystère de son 
admiration pour le président russe, à qui il prête de meilleures 
qualités de dirigeant qu'à l'actuel chef d'Etat américain. 
    La semaine dernière, le magnat de l'immobilier a par 
ailleurs invité la Russie à exhumer des dizaines de milliers de 
courriels remontant à l'époque où Clinton dirigeait la 
diplomatie américaine, avant de présenter ses propos comme une 
plaisanterie. 
    Dimanche, il a semblé justifier sur ABC l'annexion de la 
Crimée à la Russie en mars 2014 après le renversement du pouvoir 
ukrainien. "Le peuple de Crimée, de ce que j'ai entendu, 
préférait être avec la Russie que là où ils étaient", a-t-il 
dit. 
 
 (Doina Chiacu; Simon Carraud et Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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  • charleco le dimanche 31 juil 2016 à 23:09

    Le piratage par la Russie n'est qu'une invention et qu'un prétexte pour discréditer Trump