Clinton a enfreint des règles en matière de messagerie-audit

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 (Actualisé avec réaction du porte-parole de Clinton et de 
Priebus) 
    WASHINGTON, 25 mai (Reuters) - Hillary Clinton, candidate à 
l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 
novembre, a enfreint certaines règles officielles en utilisant 
un serveur de messagerie électronique privé alors qu'elle était 
secrétaire d'Etat de Barack Obama, entre 2009 et 2013, conclut 
un rapport d'enquête fédéral publié mercredi.  
    L'utilisation pour des tâches officielles de ce serveur 
installé dans sa propriété de Chappaqua, dans l'Etat de New 
York, a déjà donné lieu à plusieurs enquêtes, dont une encore en 
cours du Bureau fédéral d'investigation (FBI), et la controverse 
pollue sa campagne depuis plusieurs mois. 
    Dans son rapport, l'inspection générale du département 
d'Etat évoque des "faiblesses durables et systématiques" avant 
la nomination d'Hillary Clinton et des problèmes en matière de 
conservation des courriers électroniques de certains de ses 
prédécesseurs, mais elle souligne que la décision d'Hillary 
Clinton d'utiliser un serveur de messagerie privé pour des 
tâches officielles a été prise apparemment sans l'autorisation 
des responsables de la sécurité du département d'Etat.  
    Les responsables interrogés, indiquent les auteurs du 
rapport, ont déclaré qu'ils n'auraient pas approuvé cette 
démarche, contraire selon eux aux règlements en vigueur au sein 
du département d'Etat et qui présentait des "risques en matière 
de sécurité". 
    Lorsque deux membres subalternes des services informatiques 
du département d'Etat ont exprimé des inquiétudes, fin 2010, au 
sujet des dispositions prises par Hillary Clinton, leurs 
supérieurs leur ont ordonné "de ne plus jamais parler" de sa 
messagerie personnelle et ont en outre affirmé que les services 
juridiques avaient donné leur aval, ce qui s'est avéré faux, 
expliquent-ils.   
    "Contrairement aux fausses théories avancées depuis un 
certain temps, le rapport indique que l'usage de sa messagerie 
personnelle était connu des responsables du département d'Etat 
pendant son mandat et qu'il n'y a aucun signe d'intrusion dans 
le serveur de la secrétaire", a estimé Brian Fallon, 
porte-parole d'Hillary Clinton.   
    Pour Reince Priebus, président de la Commission nationale 
républicaine, les conclusions du rapport "sont juste un nouveau 
chapitre dans la longue saga des erreurs de jugement d'Hillary 
Clinton qui ont enfreint les règles fédérales et mis la sécurité 
nationale en péril".   
 
 (Jonathan Allen; Marc Angrand et Jean-Philippe Lefief pour le 
service français) 
 
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