Climat-Modi s'engage sur l'objectif des 2°C-Entourage Fabius

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PARIS, 21 novembre (Reuters) - Le Premier ministre indien s'est engagé "sans ambiguïté" sur l'objectif d'un réchauffement climatique limité à 2°C d'ici la fin du siècle, lors d'un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères, a-t-on appris samedi dans l'entourage de ce dernier. Moins de dix jours avant la conférence de Paris sur le climat, qui réunira les délégués de 195 pays dans une ambiance plombée par les attentats du 13 novembre, Laurent Fabius a entrepris une ultime tournée pour lever les derniers obstacles à un accord universel sur la réduction des gaz à effet de serre. La déclaration finale du sommet du G20 des 15 et 16 novembre en Turquie n'a repris l'objectif de 2° qu'après des discussions acharnées, notamment à cause des réticences indiennes. Ces réticences ont "suscité des inquiétudes" en raison du poids de l'Inde dans les pays émergents, souligne l'entourage de Laurent Fabius, dont New Delhi était vendredi la première étape d'un déplacement de trois jours sur trois continents. "Narendra Modi lui a dit qu'il souhaitait un accord à Paris et que l'Inde partageait sans ambiguïté l'objectif des 2°C", ajoute-t-on de même source. Le Premier ministre indien a également réaffirmé la position de son pays en matière de financement de l'aide aux pays les plus vulnérables et de transferts de technologie - un sujet de divergence entre New Delhi et les Etats-Unis, selon une source proche des organisateurs de la COP21. Sur ce dernier point, on fait cependant valoir au Quai d'Orsay comme à l'Elysée que Narendra Modi doit participer, avec les présidents François Hollande et Barack Obama, et le milliardaire américain Bill Gates, au lancement d'une initiative visant à doubler les budgets de recherche et développement d'ici 2020, en marge de l'ouverture de la COP21, le 30 novembre. En Afrique du Sud, Laurent Fabius devait s'efforcer dimanche de s'assurer auprès du président Jacob Zuma du soutien du G77, qui regroupe pays émergents et en développement, en particulier de ses membres africains. Au Brésil, lundi, c'est le soutien des pays latino-américains qu'il s'efforcera de garantir par l'intermédiaire de la présidente Dilma Rousseff. (Emmanuel Jarry, édité par Grégory Blachier)

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