Climat-Les républicains prêts à défaire les plans d'Obama

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WASHINGTON, 1er avril (Reuters) - Les républicains américains ont vivement critiqué mardi le plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre présenté par Barack Obama, et invité les autres pays à "procéder avec prudence" dans leurs négociations avec Washington sur le climat en soulignant que tout accord pourrait être annulé en cas de changement de présidence. Les Etats-Unis ont soumis officiellement mardi à l'Onu leur plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, qu'ils entendent diminuer de 26 à 28% d'ici 2025, par rapport à leur niveau de 2005. Washington espère graver dans le marbre ces objectifs lors de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Cop21), qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Mais les républicains ont estimé que l'administration Obama n'avait ni l'autorité politique ni l'autorité légale pour engager les Etats-Unis dans un accord international. "Etant donné que les deux tiers du gouvernement fédéral n'ont même pas approuvé le Clean Power Plan et que 13 Etats ont déjà promis de le combattre, nos partenaires internationaux devraient procéder avec prudence avant de s'engager dans un accord contraignant et inaccessible", a déclaré le chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell. Les Etats-Unis exposent dans ce projet comment ils "doubleront en gros le rythme" auquel le pays réduira ses émissions, a déclaré Brian Deese, conseiller du président Barack Obama, dans un blog où il présentait la stratégie environnementale de Washington. Les Etats-Unis se reposeront sur des mesures déjà en place, comme les normes d'économie de carburant pour les véhicules, et l'amélioration de l'efficacité des appareils, afin d'atteindre l'objectif fixé. Le plan prévoit également de s'appuyer sur les réglementations de l'EPA (Environmental Protection Agency) concernant les réductions d'émissions des centrales et les émissions de méthane du secteur des hydrocarbures. "En invoquant énergiquement les réglementations de l'EPA, l'administration essaie de convaincre des audiences internationales sceptiques que les Etats-Unis pourront atteindre leurs nouveaux objectifs sur le climat malgré la résistance des républicains", juge Paul Bldesoe, ancien responsable de la Maison blanche sous la présidence de Bill Clinton. "Mais les grandes capitales vont probablement rester nerveuses." (Valerie Volcovici; Eric Faye et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • noterb1 le mercredi 1 avr 2015 à 08:30

    Rien à cirer des problèmes climatiques ! On reconnait bien là les maitres du monde plus gros pollueur de la planète !