Climat : le président du Giec, soupçonné de harcèlement sexuel, démissionne

le
0
Climat : le président du Giec, soupçonné de harcèlement sexuel, démissionne
Climat : le président du Giec, soupçonné de harcèlement sexuel, démissionne

Une polémique dont l'organisation onusienne se serait bien passée à dix mois de la COP 21, grand-messe du climat, prévue en décembre prochain à Paris.  Le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat, l'Indien Rajendra Pachauri, prix Nobel de la paix en 2007, a présenté mardi sa démission au secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon. Visé par une plainte pour harcèlement sexuel, il justifie son départ par la nécessité pour l'organisme d'avoir «une direction forte», en cette année-clé pour le climat.

Visé par une plainte d'une chercheuse

«Le Giec a besoin d'une direction forte, du temps et de l'attention pleine et entière de son président dans un avenir immédiat, ce que, dans les circonstances actuelles, je pourrais être dans l'incapacité de fournir», souligne-t-il dans son courrier. «C'est pourquoi j'ai pris la décision de quitter mes fonctions de président du Giec quelques mois avant la fin de mon mandat (NDLR : en octobre prochain), effective à compter du 24 février 2015», ajoute Rajendra Pachauri, donnant comme exemple son «incapacité à se rendre à Nairobi pour y présider la session plénière» du Giec cette semaine. Il doit en effet répondre d'une plainte pour harcèlement sexuel en Inde de la part d'une femme de 29 ans, chercheuse dans son centre d'études, qui a entraîné sa démission. Ses avocats ont demandé lundi sa mise en liberté sous caution à un tribunal de New Delhi, anticipant son arrestation.

Sans jamais mentionner dans sa lettre de démission cette affaire, Rajendra Pachauri ajoute avoir eu l'intention d'annoncer qu'il quittait «volontairement» son poste en novembre dernier, au moment de la publication du 5e rapport du Giec, considérant que son «travail était accompli». Mais «des amis proches et des collègues m'ont conseillé de ne pas le faire», explique-t-il. Il se déclare «disponible pour aider, soutenir et conseiller» le Giec.«Pour moi, la protection de ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant