Climat-La réunion ministérielle de Paris a permis des avancées

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PARIS, 21 juillet (Reuters) - La réunion ministérielle de lundi et mardi à Paris sur le climat a permis des progrès en matière de révision et de vérification des futurs engagements de réduction des gaz à effet de serre des parties prenantes, a déclaré le chef de la diplomatie française. Cette réunion, à laquelle ont participé 46 pays, avait pour but de donner une impulsion politique aux négociations censées aboutir en décembre à Paris à un accord universel sur la lutte contre le réchauffement climatique mais jusqu'ici laborieuses. "La réunion a été constructive. Tous les participants sont engagés pour trouver des compromis sur les grandes questions politiques", a assuré Laurent Fabius dans un communiqué, à 132 jours de la cette conférence sous égide de l'ONU, la COP21. Selon la négociatrice française, Laurence Tubiana, la réunion a permis de dégager un consensus parmi les participants sur le caractère durable et dynamique du futur accord, qui doit placer les 196 parties prenantes à la COP21 sur une trajectoire de réchauffement climatique inférieur à 2°C. Ils se sont ainsi accordés sur une clause de révision des engagements nationaux tous les cinq ans, révision sur une base volontaire mais qui ne pourra être qu'à la hausse, a précisé Laurence Tubiana à Reuters. "C'est complètement nouveau. On a un consensus de tous les grands pays" qui étaient les plus réticents, a-t-elle souligné. Les participants ont aussi accepté l'idée d'une évaluation quinquennale et collective des efforts de l'ensemble des pays par rapport à l'évolution des connaissances scientifiques, pour corriger les éventuels écarts avec les scénarios de réduction des émissions et de maîtrise de réchauffement climatique. Les participants se sont par ailleurs accordés sur la mise en place d'un cadre commun de vérification des engagements nationaux, avec les mêmes règles pour tout le monde mais des flexibilités selon le niveau de développement des pays. "Ce que nous n'avons pas encore, c'est l'idée que tout le monde est soumis à la même obligation, c'est-à-dire la notion de contrainte", a précisé la négociatrice française. Elle n'oublie pas non plus que les avancées obtenues l'ont été à 46 et qu'il reste de très nombreux pays à convaincre, même si tous les niveaux de développement et de vulnérabilité étaient représentés à cette session ministérielle informelle. "C'est un tournant", a néanmoins déclaré Laurence Tubiana. "Les ministres se sont engagés à promouvoir les solutions que nous avons trouvées." Les efforts envisagés encore insuffisants, juge Hollande ID:nL5N1010TZ (Emmanuel Jarry, édité par Grégory Blachier)

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