Climat-Hollande presse l'UE de ratifier vite l'accord de Paris

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 (Actualisé avec conférence de presse) 
    NATIONS UNIES, 22 avril (Reuters) - François Hollande a 
appelé vendredi l'Union européenne à ratifier avant la fin de 
l'année l'accord de Paris sur le climat conclu fin 2015 et 
insisté sur la nécessité de fixer "le plus vite possible" un 
prix pour le carbone afin d'accélérer la réduction des émissions 
de gaz à effet de serre. 
    Le président français s'exprimait à la tribune des Nations 
Unies à l'ouverture de la cérémonie de signature de cet accord 
qui vise à maintenir la hausse de la température moyenne 
mondiale au dessous de 2°C par rapport à la période 
pré-industrielle. 
    "Le temps presse", a-t-il dit, "nous devons aller plus loin 
même que les promesses qui ont été faites, que les engagements 
qui ont été pris et faire que nos déclarations deviennent des 
actes". 
    "Je lance un appel pour que chaque pays puisse ratifier le 
plus vite possible l'accord de Paris", a-t-il indiqué en 
soulignant que la France le ferait "avant l'été". "Et je 
souhaite que l'Union européenne donne l'exemple d'ici la fin de 
l'année pour que l'accord puisse entrer le plus rapidement 
possible en vigueur". 
    Une ratification par 55 pays représentant 55% des émissions 
de gaz à effet de serre est nécessaire pour que cet accord entre 
en vigueur. 
    "Plus qu'un engagement, ce sera un texte inscrit dans le 
droit international de manière irréversible et c'est un grand 
progrès", a encore dit le président français. 
    Lors d'une conférence de presse, il a précisé que le texte 
serait présenté au conseil des ministres le 5 mai et à 
l'Assemblée nationale le 18 mai, avant d'aller au Sénat. 
    La présidente de la COP21, Ségolène Royal, a quant à elle 
déclaré qu'obtenir que tous les pays européens et l'Union 
européenne ratifient le texte d'ici la fin de l'année "va nous 
demander beaucoup d'énergie et de travail". 
    Parmi les actions prioritaires à mener, François Hollande a 
insisté sur la nécessité de "donner un prix au carbone pour 
réorienter les investissements et modifier les choix des 
entreprises comme des consommateurs" en matière énergétique. 
    "Je m'engage au nom de la France à ce que, le plus vite 
possible, un prix du carbone puisse être fixé d'abord en France, 
en Europe puis ensuite dans le monde entier. C'est la condition  
 pour que nous puissions faire apparaître une nouvelle 
économie", a-t-il dit. 
    Lors de la conférence de presse, il a déclaré qu'il fallait 
améliorer le mécanisme européen actuel "pour relever le prix" du 
carbone et que la France prendrait des décisions très 
rapidement. 
    Il a ajouté qu'il préciserait les projets français sur ce 
point lors d'une conférence environnementale, lundi à Paris. 
    Selon les Nations unies, au moins 175 Etats étaient vendredi 
à New York pour signer l'accord de Paris, étape préalable à la 
ratification.  
     
    Voir aussi : 
    Chine et USA s'engagent à ratifier l'accord de Paris en 2016 
  
 
 (Yann Le Guernigou et Jean-Baptiste Vey à Paris) 
 
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