Cleveland : Avec James, le rêve (re)devient possible

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Cleveland : Avec James, le rêve (re)devient possible
Cleveland : Avec James, le rêve (re)devient possible
Revenu à Cleveland cet été en qualité de héros, Lebron James a fait (re)naître autour de lui et des Cavaliers une attente énorme pour la saison NBA qui s'ouvre mardi. Entouré de Kevin Love et Kyrie Irving, " King James " veut enfin apporter à la franchise de l'Ohio son premier titre NBA.

« Je rentre à la maison ». Avec ces cinq mots, les Cleveland Cavaliers ont réintégré l'été dernier le club des prétendants au tire NBA. Et pour cause, après quatre ans d'absence l'enfant chéri de l'Ohio, l'un des meilleurs joueurs de la dernière décennie, LeBron James, est de retour au bercail. Oublié « l'acte honteux d'égoïsme » qu'avait décrit Dan Gilbert le patron des Cavs en 2010 après le départ de « King James » pour la Floride et le Miami Heat. Les fans des Cavaliers ressortent le maillot floqué du numéro 23 qu'ils avaient jeté en pâture et se remettent à rêver d'un futur glorieux. Accueilli comme le messie par toute une ville, le natif d'Akron (à 60 kilomètres de Cleveland) avoue même dans une interview donnée à Sports Illustrated que sa « relation avec le nord-est de l'Ohio est plus forte que le basket ».

James et le nouveau « Big Three »

Drafté en 2003 par Cleveland, LBJ n'a jamais réalisé son rêve de s'offrir une bague avec sa franchise de c½ur. La faute notamment à une finale perdue en 2007 face aux San Antonio Spurs de Tony Parker (4-0). Pour relever Cleveland, qui a connu une traversée du désert durant son absence avec notamment un record symbolique de 26 défaites consécutives en 2011, un record en NBA, l'ailier de 29 ans a obtenu de ses dirigeants qu'il s'occupe « en partie » du recrutement. Les Cavs ont ainsi signé l'autre gros coup de l'intersaison, avec l'arrivée de l'intérieur star des Minnesota Timberwolves, Kevin Love (26,1 pts et 12,2 rbds en 2013-2014). Il a également attiré des joueurs d'expérience et qui ont déjà connu le goût de la victoire finale comme Shawn Marion et Mike Miller. Avec le meneur Kyrie Irving, MVP du dernier Mondial en Espagne avec Team USA et du dernier All Star Game, James a su recréer un « Big Three » à la manière des « Tres Amigos » qu'il composait avec Wade et Bosh au Heat. Cleveland se place donc naturellement comme un prétendant pour cette saison.

Il a déjà la bague au doigt

L'exil du côté de Miami a permis au quadruple MVP de remporter deux titres NBA qui lui ont valu enfin d'être élevé au grade d'icône de son sport. Finies les comparaisons avec Michael Jordan ou Kobe Bryant, LeBron est libéré du poids de remporter une bague et veut maintenant faire régner Cleveland sur la NBA pour la première fois de son histoire. « Je sais ce qu'il faut faire pour gagner un titre. Lors des quatre dernières années, j'en ai gagné deux et perdu deux, a déclaré l'homme au 27,1 points de moyenne la saison passée. Une saison est longue, notre niveau en novembre ne sera pas celui d'avril. Je sais qu'il faut être patient. » Si les matchs de pré-saison ont établis les prémices d'une nouvelle ère - notamment avec l'entente déjà excellente entre Love et James sur le parquet - le nouvel entraîneur David Blatt, récent champion d'Europe avec le Maccabi Tel-Aviv mais nouveau venu en NBA, va devoir résister à la pression d'une ville qui a vu son équipe, sans James, manquer les play-offs lors des quatre dernières années avec des pourcentages de victoires indignes du King (23,2%, 31,8%, 29,3% puis 40,2%)... Mais pour James, prêt à relever le défi, pas de problème. « Mes attentes sont toujours élevées, je crois en cette équipe. »

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