Clermont, la vie sans Saadi

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Obligé de composer sans Idriss Saadi depuis la fin du mois de janvier, Clermont a mis le temps, mais s'est relevé. Aujourd'hui, le club de Corinne Diacre est quasiment sauvé. Et peut, en plus de l'attaquant algérien, remercier Rémy Dugimont, Adrien Hunou ou encore Famara Diedhiou.

Samedi 24 janvier 2015. Clermont reçoit Châteauroux pour un match qui sent la peur. 41e minute de jeu, les Auvergnats, déjà menés au score, perdent Idriss Saadi, qui se blesse tout seul. Verdict : rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche et fissure du ménisque externe. Ouille. Saison terminée. L'équipe pointe alors à une peu envieuse 16e place et a dit adieu pour la saison à son meilleur atout offensif (11 buts, 44% des buts inscrits en Ligue 2). Pas une mince affaire de le remplacer. Surtout que le club venait de laisser filer durant le mercato hivernal plusieurs éléments qui auraient pu prêter main forte devant. Yanis Salibur est ainsi parti en Ligue 1 à Guingamp, Bilal Hamdi a choisi Brest, la Corse et Ajaccio ont accueilli Hugo Vidémont, alors qu'Harry Novillo, laissé libre, a atterri en Australie.

En contrepartie, Jonathan Rivas, simple remplaçant à Châteauroux, et Famara Diedhiou, en manque de temps de jeu à Sochaux, ont débarqué en Auvergne. Bref, gros chantier en attaque. Journée après journée, les onze de départ ont ainsi évolué sans qu'aucune équipe type ne se soit réellement dégagée. Corinne Diacre a attendu le dernier tiers du championnat pour trouver la bonne formule. "La blessure d'Idriss nous a fait mal forcément, explique Rémy Dugimont, unique buteur la semaine dernière face à Orléans (1-0). C'était l'homme décisif de la première partie de saison. Après, les blessures, ça fait partie du foot. On savait que l'on devrait faire sans lui jusqu'à la fin de la saison et en ce moment, tout le monde se sent bien." Ce qui n'était pas forcément le cas lors de la première partie de saison où le vestiaire était plus ou moins divisé.
Une série historique
Aujourd'hui, les rancœurs sont oubliées et les esprits sont tous tournés vers le maintien. La sévère défaite contre Dijon à domicile (2-5) il y a plus d'un mois a été le déclic. "Après ce revers, tout le monde s'est remis en question, dévoile le numéro 21 clermontois. On a mis les choses à plat dans le vestiaire et on se régale actuellement. En fait, on s'aperçoit que ça nous a pas mal réussi." Depuis, c'est tout simplement quatre victoires et un match nul concédé vendredi à Arles (0-0). La série de quatre victoires représente d'ailleurs la plus belle de l'histoire du club en Ligue 2. Rien que ça. Avec désormais neuf points d'avance sur le premier relégable Tours, la…




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