Clermont-Ferrand résiste à la vague bleue

le
0
Le socialiste Olivier Bianchi (à droite) et le maire sortant Serge Godard.
Le socialiste Olivier Bianchi (à droite) et le maire sortant Serge Godard.

Clermont-Ferrand est sans doute l'une des rares villes socialistes de France où l'on a chanté l'Internationale à l'annonce des résultats, dimanche soir ! Certes, sur le papier, c'est bien le candidat PS qui l'emporte dans la capitale auvergnate. Olivier Bianchi, 43 ans, succède à une longue lignée de maires socialistes, faisant de Clermont-Ferrand une quasi-exception dans le paysage politique français. Mais avec 47,83 % des voix, face au candidat UMP (41,31 %) et au Front national (10,86 %), il demeure le maire de Clermont le plus mal élu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Car en réalité, cette victoire faiblarde est aussi celle du Front de gauche. Dotées de 11,5 % au premier tour, les troupes du docteur Alain Laffont ont accepté de fusionner avec le PS pour "empêcher la droite de prendre la ville". "Nous avons déjà fait gagner Roger Quilliot en 1995, face à Giscard. Nous faisons gagner Bianchi cette fois-ci", pérorait hier le vieux briscard de l'extrême gauche, qui agite déjà son chiffon rouge. "Nous avons toujours dit que nous garderions notre indépendance politique, même au sein du conseil municipal, notamment en ce qui concerne le vote du budget !" prévient déjà l'ami de Jean-Luc Mélenchon, qui compte six conseillers municipaux dans la nouvelle majorité et aucun poste d'adjoint.

"Heureux", mais "grave"

"Sans cette alliance politique et technique, la ville aurait sans doute basculé à droite", reste convaincu Olivier Bianchi, qui s'est dit...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant