Cléopâtre Darleux : " Devenir une cadre "

le
0
Cléopâtre Darleux : " Devenir une cadre "
Cléopâtre Darleux : " Devenir une cadre "
Cléopâtre Darleux, gardienne de l'équipe de France, est de retour dans l'Hexagone et c'est une bonne chose pour la LFH. Après deux ans à Viborg au Danemark où elle a tout gagné (championnat, coupe nationale, coupe d'Europe) et emmagasiné un maximum d'expérience, la joueuse de 25 ans débute ce vendredi avec l'OGC Nice HB une nouvelle étape dans sa carrière.

Cléopâtre, comment se passe la vie à Nice ? Vous avez pu profiter du climat depuis votre arrivée ?
Honnêtement ça se passe très bien, on s'entraîne beaucoup. L'installation a pris beaucoup de temps, il y a aussi un peu de fatigue, mais dans l'ensemble ça se passe plutôt bien. J'ai quand même été quelques fois à la plage (rire).

Ça doit vous changer du Danemark...
Ah ça oui, en plus j'ai toujours joué dans le Nord (Issy les Moulineaux, Metz, Brest, ndlr). Ici il y a des conditions exceptionnelles, le soleil, la chaleur. Mais au niveau des entraînements, jouer dans une salle très chaude, ce n'est pas évident non plus.

Vous avez évolué dans un des meilleurs championnats européen, alors pourquoi êtes-vous revenue en France ?
Je suis revenue en France après deux ans au Danemark, ça a été deux très belles saisons et mon contrat s'est simplement terminé. J'ai gagné des titres, pris de l'expérience et je pense que j'avais fait le tour donc le reconduire ne m'a pas intéressé. Puis, j'avais envie de changer d'air aussi. J'aurais pu continuer à l'étranger mais le projet de Nice m'intéressait vraiment.

L'OGC Nice ça peut surprendre aussi, quand on sait que le club s'est sauvé de justesse l'année dernière...
C'est vrai ça n'a pas été une bonne saison pour elles. Il y avait de nouvelles joueuses, quelque chose à construire. Mais j'étais en contact depuis deux ans avec Nice. Après il y avait aussi Sébastien Gardillou (l'entraineur) que j'ai connu à Metz et en équipe de France espoir. C'est un point important. J'ai besoin de travailler et avec lui je ne me fais pas de souci. C'est un club très jeune, mais avec un bon projet, il y a eu aussi un bon recrutement. Quand j'ai signé je savais qu'elles restaient en D1, mais j'avais déjà donné mon accord avant.

Cette année le club a recruté pour jouer le haut du tableau : Alexandra Lacrabère (meilleure buteuse de LFH la saison passée), Rocha (championne du monde avec le Brésil)... On annonce même que vous êtes favorites.
L'objectif cette année c'est de finir dans les 5 premières, de jouer les play-offs et une qualification européenne. On va jouer toutes les compétitions à fond. En ce moment tout le monde parle de nous, dit qu'on est favorite. Je pense aussi que les autres clubs veulent nous mettre la pression. Nous on garde la tête sur les épaules, on n'est pas dans cette optique. On veut former des bases pour cette première année ensemble.

« L'objectif est d'avoir une médaille à l'Euro »

Vous revenez en LFH deux ans après l'avoir quittée. Qu'est-ce qui est différent et qu'avez-vous appris à Viborg ?
C'est vraiment différent. Au Danemark c'est le sport numéro 1. C'est plus professionnel et d'avantage médiatisé. J'ai beaucoup appris. Je suis déjà plus autonome. Puis j'ai fait un travail personnel qui va sûrement m'aider à devenir une cadre dans l'équipe. Dans le championnat de France, il y a eu l'arrivée de beaucoup d'étrangères notamment des Espagnoles, ce qui est bien. La LFH a une politique de formation : faire monter de jeunes joueuses. Il y a un bon niveau de base qui évolue, mais il y a un contre poids parfois.

Ne pensez-vous pas que ce retour puisse vous desservir sur le plan professionnel ?
Le niveau est certes plus bas, mais revenir en France va me faire travailler sur d'autres aspects. Il faut que je sois irréprochable sur le terrain. Dans un sens ça peut me desservir, mais sur la communication je vais gagner en maturité et cela dans l'optique de devenir une cadre.

Parlons de la sélection nationale. Il y a le championnat d'Europe qui approche (7-21 décembre 2014 en Hongrie et en Croatie), quels sont les objectifs ?
L'objectif est d'avoir une médaille, de figurer dans le dernier carré. Il faut qu'on arrive à franchir un cap. On reste irrégulière en compétition, on peut faire de très bons matchs comme des mauvais. Cet Euro doit poser les bases aussi pour Rio (Jeux Olympiques de 2016). Il faut gagner en physique car généralement on commence toujours bien les compétitions mais on a du mal par la suite.

Vous ne regrettez donc rien ?
Je suis aujourd'hui très heureuse. Vous savez, c'est dur de partir à l'étranger pour la famille, les amis. C'est très important de se sentir bien dans un endroit. Je ne regrette rien. Je suis à Nice jusqu'aux JO.

Propos recueillis par Nicolas DESCALIS

Pour son premier match de la saison, l'OGC Nice reçoit Dijon à domicile ce vendredi à 20h30.

 

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant