Clément Grenier n'est pas le sauveur

le
0
Clément Grenier n'est pas le sauveur
Clément Grenier n'est pas le sauveur

De retour après quatre mois d'absence, Clément Grenier veut positiver avant le déplacement de mardi soir à Nantes. Dans une période difficile (trois défaites de suite toutes compétitions confondues) les Lyonnais attendent beaucoup de leur milieu de terrain international.

Clément Grenier, êtes-vous abattus après la lourde défaite face à Montpellier à Gerland (2-4) ?
Non. Nous sommes des professionnels et on sait que l’on doit vite relever la tête pour pouvoir avancer et aller de l’avant, gagner des matchs. Il y a de la déception et de temps en temps de l’énervement parce que l’on n’arrive pas à mettre en place notre jeu.

Est-ce que le groupe a les clés pour rebondir ?
On a envie de rebondir. On a tous envie de le faire, de se souder encore plus que d’habitude. On est tous solidaire pour remonter la pente. On est dans un moment difficile comme ça peut arriver dans une saison. Nous, c’est en ce moment. On sait ce qu’il faut faire pour se sortir de cette sale période. Il faut rester serein, confiant. On doit avoir confiance en nous. Même si à l’extérieur, c’est compliqué. On a toujours eu la chance d’avoir un club en capacité de relever des défis avec des supporters et toute une ville. On sait que l’on représente un club et une ville. On va donc faire le maximum pour retrouver de belles couleurs. Il faut de la rigueur, de la solidarité et de l’agressivité pour pouvoir rivaliser avec les équipes adverses. Si on a tout ça, on va retrouver notre jeu. Il ne fait pas mettre la charrue avant les bœufs. Il faut retrouver les fondamentaux : un jeu collectif, des individualités au service du collectif. Il faut nous faire confiance, même si ce n’est pas toujours simple pour vous.

« Si je peux apporter mes qualités en plus… »

Certains vous considèrent déjà comme le sauveur…
Je n’ai pas la prétention de dire que je vais être le sauveur ou apporter plus que d’autres. On est tous dans le même bateau, une équipe, un staff, un club. On est tous ensemble dans ce moment difficile. Je suis uni et solidaire avec eux. Ce n’est pas parce que ça fait quatre mois que je n’ai pas joué que je dois me détacher de ce groupe. Je vais essayer d’apporter ce que j’ai toujours voulu faire quand j’étais sur le terrain : me donner à 100%, apporter un peu de fraîcheur. Si je peux apporter mes qualités en plus ça serait bien. Mais il faut aussi que je sois patient avec moi-même parce que ça fait longtemps que je n’ai pas joué. Je ne dois pas prendre trop de risques. Mais je suis un compétiteur, j’aime gagner, bien jouer et être sur le terrain.

Est-ce qu’on attend trop de vous ?
Ça fait partie du jeu, ça fait partie du métier. J’ai toujours voulu prendre mes responsabilités, je les ai toujours assumées. On est dans une moins bonne période, je reviens je suis content mais le plus important c’est l’équipe. Certes, je ne suis pas à 100% mais je suis à 100% de mes qualités et sur le plan physique du moment actuel.

Êtes-vous prêt pour être titulaire ?
Ce n’est pas moi qui décide. Moi, personnellement, j’ai envie de jouer. Après, il faut peut-être de temps en temps me ralentir un petit peu parce que j’ai toujours envie de plus. J’ai joué environ 45 minutes avec la réserve il y a deux semaines, 45 minutes le week-end dernier en Ligue 1. Donc je ne pense pas être prêt à jouer tout un match. Être prêt, c’est un bien grand mot.

« Entre nous, il n’y a pas de problème »

On sait qu’il y a des petits problèmes dans le vestiaire. Est-ce que vous pourrez aussi apporter des solutions pour améliorer la situation ?
Je pense qu’il n’y pas énormément de problèmes dans le vestiaire comme vous pouvez le dire. On a des résultats négatifs, on ne joue pas bien, on a un peu la tête dans les chaussettes, c’est sûr. Ça se voit de l’extérieur donc vous pouvez le dire. Mais entre nous, il n’y a pas de problème. Il faut simplement régler des choses tactiques sur le terrain, la complicité et l’entente entre joueurs. Sincèrement, je ne vois pas ce qu’on peut faire de plus pour améliorer notre ambiance, l’ambiance est bonne. Il nous manque juste des résultats, de la confiance et on ne doit pas écouter tout ce qu’il se dit à l’extérieur pour rester concentrer sur notre jeu, notre équipe. Malgré tout, on n’est pas largué en championnat. Même si bien sûr on est loin du PSG mais on sait que le PSG sera champion et avec l’effectif qu’ils ont c’est logique. On a une deuxième place à jouer, un objectif à remplir. On a plus de coupe d’Europe, on ne peut pas revenir en arrière, c’est fini. Mais on a un championnat qui est encore long avec des coupes qui vont arriver. Il reste plein d’objectifs à atteindre et c’est assez excitant pour nous.

Avez-vous définitivement tiré un trait sur vos blessures ?
J’espère… Je dis toujours ça, c’est donc un peu chiant (rires). Je ne suis pas encore à 100%, ça a été une longue blessure, assez difficile. On a toujours des gênes, on ne sait pas comment ça va évoluer… Mais j’ai envie d’aller de l’avant, de rester positif et de plus trop me poser de questions. J’espère que ça me laissera tranquille.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant