Clémence requise pour le «maire gifleur»

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Défense et accusation réunies ont demandé à la cour d'appel de Douai une dispense de peine et une non-inscription au casier.

Maurice Boisart, 63 ans, maire de Cousolre (Nord), est debout à la barre de la cour d'appel de Douai. Le 24 août 2010, il a giflé un adolescent de sa commune, et pour cette taloche qui n'a entraîné aucune séquelle physique, le tribunal d'Avesnes-sur-Helpe l'a condamné à 1000 euros d'amende avec sursis et 250 euros d'amende. Meurtri, l'élu a interjeté appel.

Cette affaire considérable mobilise donc, notamment, trois juges, dont Alain Blanc, qui présida longtemps les assises de Paris plus, en défense, Éric Dupond-Moretti, avocat célèbre - et, accessoirement, enfant de Cousolre. C'est un peu comme si Humphrey Bogart et Burt Lancaster donnaient le meilleur d'eux-mêmes pour un épisode de Sous le soleil. Mais il faut bien que le procès ait lieu, puisque le procureur d'Avesnes-sur-Helpe, en son temps, n'avait pas jugé utile de classer ce misérable dossier.

Le président Blanc rappelle les faits. Le 24 août 2010, à Cousolre, 2 500 âmes, Pierre D., 16 ans, joue au f

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