Clearstream: la femme de Lahoud à la barre

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Au procès en appel, Anne-Gabrielle Heilbronner-Lahoud a évoqué le climat de paranoïa aiguë qui régnait à l'époque, tout en chargeant Dominique de Villepin.

Anne-Gabrielle Heilbronner-Lahoud, inspecteur des Finances et «haut fonctionnaire respecté» comme elle se décrit volontiers, n'aime pas être dérangée dans sa cuisine. Pourtant, en ces années 2003-2004, elle doit souvent céder la place à Jean-Louis Gergorin, numéro trois d'EADS et supérieur de son mari Imad Lahoud. «Jean-Louis Gergorin était envahissant. Il convoquait Imad tout le temps en disant: "J'ai vu Dominique (de Villepin), il faut que je vous parle", ou bien il venait chez nous. Là, ils allaient dans la cuisine et ouvraient tous les robinets avant de parler et, moi, je ne pouvais plus entrer! "Dominique", c'était la référence. Ils n'avaient que ce nom là à la bouche!». Parfois, les deux conspirateurs s'enfermaient aussi dans le salon de l'avenue Niel, dans le XVIIe arrondissement de Paris, et montaient à fond le volume de la télévision pour déjouer d'hypothétiques micros espions.

Que manigançaient-ils à ces heures souvent tardi

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