Claudia Priest, l'humanitaire ex-otage en Centrafrique : «Ils m'ont menacée de mort»

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Claudia Priest, l'humanitaire ex-otage en Centrafrique : «Ils m'ont menacée de mort»
Claudia Priest, l'humanitaire ex-otage en Centrafrique : «Ils m'ont menacée de mort»

Claudia Priest, l'ex-otage enlevée lundi à Bangui en Centrafrique, sera de retour dimanche en France. Libérée vendredi, l'humanitaire de 67 ans est attendue dimanche à 18h15 à l'aéroport militaire de Villacoublay près de Paris, indique ce samedi le quai d'Orsay. Elle sera accueillie par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

Cette Française, arrivée en Centrafrique le 6 janvier pour une mission de deux semaines auprès de l'ONG médicale catholique Codis, et un autre employé humanitaire centrafricain, avaient été enlevés lundi par des anti-balaka. Ces derniers sont des miliciens principalement chrétiens qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013, avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

Pendant sa captivité, l'humanitaire a été menacée, frappée et a fini par entamer une grève de la faim pour être libérée. Elle raconte ce samedi ces moments difficiles, couplés d'interludes plus calmes.

«Ils me disaient: "On va t'égorger"»

«Je vais bien, j'ai passé une nuit calme et sereine, et je suis bien entourée», explique d'abord Claudia Priest. Interrogée sur ses conditions de détention par les miliciens anti-balaka, elle explique que «les débuts ont été très difficiles car ils se sont montrés menaçants et déterminés avec toutes leurs armes. Ils criaient beaucoup et m'ont frappée».

«Ils me disaient: "On va te tuer, on va t'égorger, on va te tuer". (...) Ils m'ont traînée parce que je suis tombée forcément, ils m'ont traînée, emmenée jusqu'à une carrière un peu loin sur la colline. Ensuite nous avons marché, sur au moins 15 km, nous avons marché des heures et des heures, ils m'ont mis quelque chose pour qu'on ne reconnaisse pas que j'étais française.»

«Mais ce n'est rien», ...

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