Claude Onesta : " Ce qui serait bien, c'est que nos cadres soient à la hauteur "

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Après une victoire face à la Norvège à l'occasion du premier match de Golden League (27-26), Claude Onesta n'est pas apparu très inquiet des débuts en douceur de son équipe.

Qu’attendez-vous de ce week-end avec la Golden League ?
Cela va nous permettre d’y voir un peu plus clair. C’est compliqué de ne pas avoir ses aises habituelles, cette forme de tranquillité que l’on avait, parce que les choses étaient en place, les joueurs étaient à maturité, habitués. Il suffisait juste de gérer les équilibres, les tempos, de simples détails. Cette fois, on est sur des chantiers plus conséquents. On a bien travaillé depuis le début de la préparation. Par moment, c’était très scolaire. Il fallait reprendre depuis le début, essayer de ne pas s’affoler, ne pas mettre trop d’exigence trop tôt pour paralyser les joueurs. On rentre dans la deuxième phase d’évaluation par un moment de compétition, qui commence à nous donner des éléments d’efficacité et de rentabilité en situation. Il faudra finaliser sur la compétition, mais on n’est pas encore équilibré, on n’a pas identifié comment fonctionnerait l’équipe, quelles seront les associations. Les jeunes sont très attentifs, l’envie de bien faire, les « vieux » ne sont pas tout à fait là. Ils sont en phase d’installation, en projection à plus long terme. Ils observent les petits jeunes pour voir comment ils vont pouvoir les aider à aller au bout. On est dans une période compliquée parce que l’on ne met pas un niveau d’exigence très haut pour ne pas faire peur et on essaie ensuite de quand même faire bien sentir à tout le monde qu’il va falloir trouver la bonne carburation.

« L’inquiétude serait de mise si ce Championnat d’Europe était vital. Il ne l’est pas pour nous »

Etes-vous inquiet des performances récentes de votre équipe ?
On n’est pas inquiet. Ce qui l’est pour vous ne l’est peut-être pas pour moi. On a de la chance, on a déjà gagné. Ca ne vous offre pas une forme de tranquillité, on ne peut pas aborder ce genre d’échéance en étant tranquille. Mais cela permet de relativiser les enjeux immédiats. Pour nous, membres du staff et pour moi sélectionneur, c’est une équipe qui est en permanente évolution. On a toujours l’impression d’être en phase de construction, de transformation, de progrès, de doute. L’inquiétude serait de mise si ce Championnat d’Europe était vital. Il ne l’est pas pour nous, car je crois que l’on a gagné le droit qu’il ne le soit pas. A partir de là, il devient un moment de travail, d’évaluation, de compétition, ce n’est jamais neutre. Ce qui serait grave, c’est qu’on n’arrive pas au bout de l’Euro et que pour autant on ait pris des risques et par la suite on soit dans la douleur et qu’on aura entamé une partie de notre construction sur les moments futurs. Si on ne devait pas être champion d’Europe, encore une fois, ce n’est pas le titre en lui-même qui est important, c’est la façon dont on va y parvenir ou qu’est-ce qui fera qu’on ne sera pas à l’arrivée. Je relativise vraiment la notion de résultat. Ce qui nous intéresse, c’est que si l’on sort de cet Euro sans l’avoir gagné mais en ayant vraiment le sentiment d’avoir construit de manière efficace et d’être plus à même d’aborder la prochaine échéance olympique, ça resterait un moment utile et positif pour l’équipe.

« Il va falloir qu’ils montent le niveau d’exigence et d’efficacité »

Qu’est-ce qu’il va falloir améliorer dans votre jeu ?
Ce qui serait bien, c’est que nos cadres soient à la hauteur à laquelle on les attend. Si on regarde le match d’hier, on a eu plus tendance à chercher nos cadres plutôt que les jeunes. Eux étaient plutôt présents, positifs dans ce qu’on attendait. Les cadres se donnent encore quelques jours pour être complètement là (sourire). On va voir, sur les jours qui viennent, il va falloir qu’ils montent le niveau d’exigence et d’efficacité.

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