Claude Guéant: le suspect veut mourir les armes à la main

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PARIS (Reuters) - Le suspect d'une série de meurtres retranché depuis mercredi à l'aube dans son appartement de Toulouse est entré dans une logique de rupture et veut mourir les armes à la main, a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Mohamed Merah n'a donné aucun signe de vie et aucun contact n'a pu être établi entre lui et les policiers dans la nuit, un phénomène que Claude Guéant juge "étrange".

"Hier, dans le début de la soirée il avait annoncé qu'il se rendrait à 22h45, un nouveau contact a donc été établi à 22h45 et il est alors rentré dans une autre logique qui est une logique de rupture", a-t-il déclaré au micro de RTL.

"Il a déclaré qu'il voulait mourir les armes à la main. Depuis, malgré les efforts redoublés tout au long de la nuit pour rétablir le contact par la voix et par la radio, il n'y a eu aucun contact, aucune manifestation de sa part."

Prié de dire si la police allait donner l'assaut, le ministre a dit: "Il va falloir que nous en sortions, ça c'est clair."

Il a précisé que l'objectif restait de prendre le suspect vivant et qu'un point serait fait "tout à l'heure avec le procureur de la République".

Deux coups de feu ont été tirés dans la nuit dont on ignore à quoi ils correspondent, a dit le ministre.

"C'est assez étrange qu'on n'ait rien vu du tout. Il n' y a eu aucun mouvement cette nuit".

A la question de savoir si le suspect était encore vivant, Claude Guéant a répondu : "Toutes les hypothèses sont ouvertes mais il faut que nous le sachions."

Le ministre a loué le travail du Raid, unité d'élite de la police en charge des opérations, et rejeté les critiques sur le fait que Mohamed Merah ait pu agir alors qu'il était surveillé par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

"Le Raid est une unité qui est tout à fait exceptionnelle dans sa qualité, qui a livré beaucoup d'interpellations de ce genre, qui a rarement entraîné lors de ses interpellations mort d'homme", a dit Claude Guéant.

"La DCRI suit beaucoup de personnes qui sont engagées dans le radicalisme islamiste et, ceci dit, exprimer des idées, manifester des opinions salafistes ne suffit pas à déférer à la justice", a-t-il ajouté.

Yves Clarisse et Marc Joanny, édité par Patrick Vignal

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