Claude Guéant entendu dans l'enquête sur l'arbitrage Tapie

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CLAUDE GUÉANT ENTENDU DANS L'ENQUÊTE SUR L'ARBITRAGE TAPIE
CLAUDE GUÉANT ENTENDU DANS L'ENQUÊTE SUR L'ARBITRAGE TAPIE

PARIS (Reuters) - L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant est entendu depuis mercredi matin par les juges qui enquêtent sur l'arbitrage qui a soldé en 2008 le litige opposant Bernard Tapie au Crédit Lyonnais sur la revente d'Adidas.

Les enquêteurs cherchent à savoir si Claude Guéant a favorisé l'arbitrage, lorsqu'il était secrétaire général de l'Elysée en 2008.

Le parquet de Paris a requis le 22 juin dernier sa mise en examen pour complicité de détournements de fonds publics commis par un particulier.

"Finalement, ce qui est reproché à Claude Guéant, c'est la surveillance et le suivi des phases de l'arbitrage, on est très loin d'une instruction, d'une consigne particulière", déclarait mi-juillet à Reuters son avocat, Philippe Bouchez el Ghozi.

"Claude Guéant a toujours dit qu'effectivement il s'était informé de ce qui se passait parce qu'il était légitime que l'Etat soit informé d'une procédure qui pouvait impacter les finances publiques", ajoutait-il.

Bernard Tapie a reconnu avoir participé à une importante réunion fin juillet 2007 à l'Elysée concernant l'arbitrage, en présence notamment de Claude Guéant.

Six personnes ont été mises en examen dans cette affaire où les juges soupçonnent un "simulacre d'arbitrage" et s'interrogent notamment sur les liens entre l'homme d'affaires et l'un des ex-juges du tribunal arbitral, Pierre Estoup.

Saisie par le Consortium de réalisation (CDR), structure publique créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit Lyonnais après sa quasi-faillite, la cour d'appel de Paris a annulé le 17 février la sentence arbitrale qui avait accordé 404 millions d'euros à Bernard Tapie, ouvrant la voie à un nouveau procès civil qui se tiendra le 29 septembre prochain.

L'avocat de Bernard Tapie dans le cadre de cette procédure, Me Emmanuel Gaillard, entend réclamer un montant d'un peu plus d'un milliard d'euros au CDR.

Il dit s'appuyer sur des documents issus de l'enquête pénale qui montrent selon lui "la totale préméditation" de la banque, qui aurait décidé dès le début de récupérer une partie des plus-values de la revente d'Adidas.

(Chine Labbé, édité par Yves Clarisse)

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  • mo.conta le mercredi 2 sept 2015 à 17:22

    j'espere que tapie gagnera;cette jalousie de tout envers les riches ;les socialos