Claude Bartolone se rapproche du perchoir

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Claude Bartolone se rapproche du perchoir
Claude Bartolone se rapproche du perchoir

PARIS (Reuters) - Claude Bartolone, député de la Seine-Saint-Denis depuis 1981, a été désigné jeudi par le groupe socialiste pour être son candidat mardi prochain au "perchoir", la présidence de l'Assemblée nationale.

Il lui manquait théoriquement trois voix pour être élu au premier tour mais ses adversaires se sont retirés, ce qui a permis d'éviter un second tour. Claude Bartolone a obtenu 127 voix, Jean Glavany 59, Elisabeth Guigou 50 et Daniel Vaillant 22.

"Dès que Jean Glavany a annoncé sa volonté de ne pas se présenter pour le deuxième tour, nous sommes tombés dans les bras des uns et des autres", a dit Claude Bartolone après l'annonce de sa victoire.

"Je remercie tous les députés socialistes, tous ceux qui appartiennent au groupe socialiste aujourd'hui d'avoir su à la fois profiter de ce moment de liberté et de démocratie et d'avoir d'abord désigné Bruno Le Roux comme président du groupe", a-t-il ajouté.

Bruno Le Roux avait élu un peu avant président du groupe socialiste.

Ancien fabusien rallié à Martine Aubry, Claude Bartolone avait l'avantage de ne pas paraître lié à un clan.

Né à Tunis, cet ancien cadre de l'industrie pharmaceutique, apprécié de ses camarades, est sans discontinuer depuis 1981 député de la Seine-Saint-Denis et préside depuis 2008 le conseil général de ce département.

Membre de la direction du PS depuis 1988, Claude Bartolone, qui fut longtemps considéré comme le bras droit de Laurent Fabius avant de rompre avec lui, a été ministre délégué à la Ville de 1998 à 2002.

Il avait soutenu Martine Aubry à la "primaire" du PS à l'automne dernier. Après la victoire de François Hollande, il avait rejoint l'équipe de campagne du futur président en tant que chargé des relations extérieures.

Claude Bartolone s'est montré très actif à l'Assemblée nationale. Il a été notamment de 1997 à 1998 président de la commission des Affaires sociales.

En 2011, sous la précédente législature, il a présidé la commission d'enquête parlementaire sur les produits financiers à risque souscrits par les acteurs publics, les "emprunts toxiques".

Dès la semaine dernière, Claude Bartolone avait manifesté son vif intérêt pour la présidence de l'Assemblée, confirmant lundi matin sa candidature au "perchoir".

La XIVe législature s'ouvrira mardi prochain avec l'élection par tous les députés en séance publique du président de l'Assemblée nationale pour un mandat de cinq ans.

Emile Picy, avec Gérard Bon, édité par Patrick Vignal

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  • gde-lamb le jeudi 21 juin 2012 à 18:50

    Exit la poupée Barbie, ce qui était à prévoir car elle se comporte un peu comme la Royal : très prétentieuse et connaissant tout, qualités qui ne sont jamais très appréciées par les électeurs..

  • M7523987 le jeudi 21 juin 2012 à 17:30

    Très bon choix malgré mes idées opposées à celles des socialistes. Il ne fallait surtout pas Guigou !!! et je parle en tant que femme !!!!!!