Claude Bartolone, le taulier du 9-3, dans la tourmente

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Le président de l'Assemblée nationale est mis en cause alors qu'il est candidat à la présidence du conseil régional d'Île-de-France.
Le président de l'Assemblée nationale est mis en cause alors qu'il est candidat à la présidence du conseil régional d'Île-de-France.

Ses détracteurs l'appelaient "Don Barto", ses pratiques de "parrain" avaient été dénoncées par Dominique Voynet. L'ancien maire de Montreuil, le communiste Jean-Pierre Brard, le surnommait "l'Attila sicilien". Claude Bartolone s'en amusait : "C'est vrai que j'ai des origines siciliennes. C'est vrai que j'ai une bague au doigt. C'est mon alliance !" déclarait-il en décembre 2013. Mais cette fois, c'est plus sérieux : selon Le Monde, une enquête préliminaire a été ouverte sur un éventuel détournement de fonds publics au conseil général de Seine-Saint-Denis sur des faits qui remontent à l'époque où le président de l'Assemblée nationale le dirigeait, entre 2008 à 2012.

En cause, le recrutement douteux d'un collaborateur du conseil général, Didier Segal-Saurel. "Un renvoi d'ascenseur", selon Jean-Michel Bluteau, le chef de l'opposition de droite au conseil départemental de la Seine-Saint-Denis qui a saisi la justice début juillet au vu d'un rapport au vitriol de la Chambre régionale des comptes.

Une embauche "précipitée"

Dans ce rapport, les magistrats déplorent le personnel pléthorique de la présidence du département et les conditions de recrutement qui ne respectent pas les procédures : l'embauche comme le niveau de rémunération sont alors à la discrétion du président ou de son cabinet.

Dans leur collimateur notamment, l'embauche "précipitée" de monsieur S., soit Didier Segal-Saurel. En 2008, cet élu...

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